A/RES/57/294
7.
Lance un appel à la communauté internationale, aux organismes des
Nations Unies, aux organisations internationales et régionales ainsi qu’aux
organisations non gouvernementales pour qu’ils allouent d’importantes nouvelles
ressources aux pays en développement, particulièrement à ceux d’Afrique,
notamment par le biais du Fonds mondial de lutte contre le syndrome
d’immunodéficience acquise, la tuberculose et le paludisme, en vue de permettre à
ces pays d’appliquer intégralement le plan d’action adopté à Abuja pour l’initiative
« Faire reculer le paludisme »1 ;
8.
Demande à la communauté internationale et aux gouvernements des pays
donateurs d’encourager et de faciliter le transfert de la technologie nécessaire aux
pays en développement, en particulier aux pays d’Afrique, à des conditions
favorables, notamment des conditions libérales et préférentielles, comme il en a été
mutuellement convenu, pour la production de moustiquaires traitées avec des
insecticides de longue durée, pour remédier aux problèmes du retraitement, et de
trouver les moyens d’accroître la disponibilité de la nouvelle gamme d’associations
médicamenteuses à base d’artémisinine contre le paludisme résistant aux
multithérapies ;
9.
Salue l’action menée par l’Organisation mondiale de la santé et ses
partenaires, les exhorte à fournir le soutien nécessaire aux mesures qu’elle continue
de prendre pour lutter contre le paludisme dans les pays en développement,
particulièrement en Afrique, et à apporter l’assistance requise aux États d’Afrique
en vue de la réalisation des objectifs poursuivis ;
10. Invite l’Afrique et la communauté internationale à mener une vaste action
conjointe pour atteindre, d’ici à 2005, les objectifs suivants :
a)
Faire bénéficier 60 p. 100 au moins des personnes exposées au
paludisme, en particulier les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans, de
la combinaison la mieux adaptée de mesures de protection personnelle et collective,
telles que des moustiquaires traitées à l’insecticide et autres moyens simples et d’un
prix abordable, afin de prévenir l’infection et la souffrance ;
b)
Donner accès à 60 p. 100 au moins des femmes enceintes exposées au
paludisme, en particulier celles dont c’est la première grossesse, à la chimioprophylaxie ou à un traitement préventif intermittent ;
c)
Permettre à 60 p. 100 au moins des paludéens de bénéficier promptement
d’un traitement efficace à un prix abordable, qu’ils puissent commencer dans les
vingt-quatre heures suivant les premiers symptômes ;
11. Réaffirme la nécessité de faire en sorte que les plans et activités de
développement prévoient des mesures destinées à réduire les risques de transmission
du paludisme, notamment grâce à la réduction des sources et à l’aménagement de
l’environnement, de manière à réduire au maximum le nombre de sites de
reproduction des moustiques dans le cadre des projets de développement en cours et
nouveaux ;
12. Prie le Secrétaire général, agissant en étroite collaboration avec la
Directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé, les pays en
développement et les organisations régionales, notamment l’Union africaine,
d’évaluer en 2005 les mesures prises pour atteindre les objectifs prévus pour la miparcours, les moyens nécessaires pour leur mise en œuvre fournis par la
communauté internationale et les objectifs globaux de la Décennie, ainsi que les
progrès réalisés dans ce sens, et de lui en rendre compte à sa soixantième session ;
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