A/HRC/RES/35/18 promouvoir des politiques qui permettent de concilier et de partager les responsabilités professionnelles et familiales pour les femmes et les hommes, Reconnaissant que des progrès ont été réalisés dans l’amélioration de l’accès à l’éducation pour les garçons et les filles, dans la réduction des disparités entre les sexes en ce qui concerne le taux d’alphabétisation des jeunes, dans l’expansion de l’enseignement primaire universel, en particulier dans les pays en développement, et dans la réduction du nombre d’enfants non scolarisés en âge de fréquenter l’école primaire dans le monde entier, Reconnaissant pleinement que l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes et des filles est essentielle pour assurer la paix, la sécurité, le développement durable et le respect des droits de l’homme, que chacun bénéficie de l’égalité des sexes et que les incidences négatives de l’inégalité entre les sexes et de la discrimination, y compris la violence à l’égard des femmes et des filles, sont supportées par la société dans son ensemble, et soulignant par conséquent que les hommes et les garçons, en assumant eux-mêmes la responsabilité en tant qu’agents et bénéficiaires du changement et en travaillant aux côtés des femmes et des filles, sont essentiels pour la réalisation de l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes et des filles et l’action visant à prévenir et éliminer toutes les formes de discrimination et de violence, Réaffirmant que les droits fondamentaux des femmes comprennent le droit de maîtriser leur sexualité et de prendre des décisions libres et éclairées à ce sujet, y compris en ce qui concerne leur santé sexuelle et procréative, sans subir aucune contrainte, discrimination ou violence, et que l’égalité des rapports entre les femmes et les hommes en matière de sexualité et de procréation, notamment s’agissant du respect total de la dignité, de l’intégrité et de l’autonomie de la personne, exigent le respect mutuel, le consentement et le partage de la responsabilité du comportement sexuel et de ses conséquences, Consciente de l’importante contribution apportée par la société civile, y compris les organisations de femmes et les organisations communautaires, les groupes féministes, les défenseurs des droits des femmes, les organisations de filles et les organisations dirigées par des jeunes, à l’élaboration de pratiques optimales qui contribuent à ce que les intérêts, les besoins et les perspectives des femmes et des filles soient pris en compte dans les programmes locaux, nationaux, régionaux et internationaux, y compris le Programme 2030, et considérant qu’il importe de disposer d’un engagement ouvert, inclusif et transparent avec la société civile dans la mise en œuvre de mesures sur l’autonomisation des femmes et des filles, Reconnaissant également que l’identification et le partage des bonnes pratiques en vue d’éliminer la discrimination à l’égard des femmes dans la législation et dans la pratique illustre les manières dont les droits de l’homme peuvent être mis en œuvre plus efficacement dans divers contextes ; toutefois, elles comprennent un ensemble complexe et varié d’éléments, impliquant un large éventail de droits interdépendants et ne peuvent être examinées indépendamment de l’étendue des actions et des acteurs impliqués dans les processus de changement social, Prenant note des travaux du Groupe de haut niveau sur l’émancipation économique des femmes, qui a souligné que la prise en compte des normes défavorables et de toutes les formes de discrimination, la mise en œuvre de la protection juridique et l’abrogation des lois et réglementations discriminatoires, notamment celles relatives à la famille, sont indispensables à la réalisation de l’autonomisation économique des femmes, 1. Engage les États à envisager de ratifier, à titre hautement prioritaire, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et le Protocole facultatif s’y rapportant, ou à y adhérer, à limiter la portée de toute réserve et à la formuler de façon aussi précise et restrictive que possible pour veiller à ce qu’aucune ne soit incompatible avec l’objet et le but de la Convention, à appliquer les dispositions de la Convention par le biais de lois et de politiques appropriées, selon le cas, et à tenir dûment compte des recommandations formulées par le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, le Groupe de travail sur la question de la discrimination à l’égard des femmes dans la législation et dans la pratique, la Rapporteuse spéciale sur la violence contre les femmes, ses causes et ses conséquences, les autres États GE.17-11415 3

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