Le droit au développement
A/RES/72/167
développement à tirer parti des progrès accomplis pour ce qui est d ’utiliser
efficacement l’aide publique au développement au service de leurs buts et objectifs
en la matière ;
29. Estime qu’il faut se pencher sur la question de l’accès des pays en
développement aux marchés, notamment dans les secteurs de l ’agriculture, des
services et des produits non agricoles, en particulier ceux qui intéressent ces pays ;
30. Demande de nouveau que le commerce soit véritablement libéralisé, et
ce, à un rythme adéquat, notamment dans les domaines où des négociations sont en
cours dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce, que soient respectés
les engagements pris quant aux problèmes et difficultés liés à la mise en œuvre, que
les dispositions établissant un traitement spécial et différencié soient réexaminées
dans l’objectif de les renforcer et de les rendre plus précises, efficaces et
opérationnelles, que soient évitées de nouvelles formes de protectionnisme et que
les pays en développement bénéficient d’un renforcement de leurs capacités et
reçoivent une assistance technique, autant de facteurs qui jouent un rôle important
dans la concrétisation du droit au développement ;
31. Convient de l’importance du lien qui existe entre les questions
économiques, commerciales et financières internationales et l ’exercice du droit au
développement, insiste à cet égard sur la nécessité d ’instaurer une bonne
gouvernance, d’élargir la participation à la prise de décisions au niveau internati onal
en ce qui concerne les questions intéressant le développement, de combler les
lacunes organisationnelles et de renforcer le système des Nations Unies et d ’autres
institutions multilatérales, et souligne qu’il faut élargir et renforcer la participation
des pays en développement et des pays en transition à la prise de décisions et à
l’établissement de normes, au niveau international, dans le domaine économique ;
32. Convient également qu’une bonne gouvernance et le respect de l’état de
droit au niveau national aident tous les États à faciliter la promotion et la protection
des droits de l’homme, dont le droit au développement, et prend toute la mesure des
efforts que font actuellement les États pour définir des pratiques de bonne
gouvernance adaptées à leurs besoins et aspirations et renforcer les pratiques
existantes, et notamment pour mettre en place une administration transparente,
participative, responsable et comptable de ses actions, y compris dans le cadre
d’approches du développement, du renforcement des capacités et de l’assistance
technique concertées et fondées sur le partenariat ;
33. Convient en outre que les droits des femmes, le rôle important que cellesci jouent et le souci de l’égalité des sexes sont des questions qui touchent tous les
aspects de l’exercice du droit au développement, et note en particulier la relation
positive qui existe entre, d’une part, l’éducation des femmes et leur participation à
la vie civique, culturelle, économique, politique et sociale sur un pied d ’égalité avec
les hommes et, d’autre part, la promotion du droit au développement ;
34. Insiste sur la nécessité de tenir compte de la question des droits des
enfants, filles et garçons, dans l’ensemble des politiques et programmes, et
d’assurer la promotion et la protection de ces droits, en particulier dans les
domaines touchant la santé, l’éducation et la pleine mise en valeur des capacités des
enfants ;
35. Rappelle la « Déclaration politique sur le VIH et le sida : accélérer la
riposte pour lutter contre le VIH et mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030 »,
adoptée le 8 juin 2016 à sa réunion de haut niveau sur le VIH et le sida 20, et souligne
qu’il importe de renforcer la coopération internationale afin d ’aider les États
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Résolution 70/266, annexe.
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