A/RES/60/177
d’une aide juridique à ceux qui en ont besoin et à leur permettre de faire valoir
utilement leurs droits dans le système de justice pénale.
19. Nous prenons note avec inquiétude du problème du trafic de drogues
illicites et de ses graves conséquences socioéconomiques, et préconisons donc le
renforcement de la coopération internationale pour lutter contre cette forme de
criminalité organisée.
20. Nous renforcerons la coopération internationale en vue de créer un
environnement propice à la lutte contre la criminalité, notamment en favorisant la
croissance et le développement durable et en éliminant la pauvreté et le chômage
par des stratégies de développement et des politiques de prévention de la criminalité
efficaces et équilibrées.
21. Nous invitons les États qui ne l’ont pas encore fait à devenir parties aux
instruments universels de lutte contre le terrorisme et à les appliquer. Pour qu’ils
soient mieux à même de devenir parties à ces instruments et de les appliquer, ainsi
que de se conformer aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité contre le
terrorisme, nous soutenons l’action persévérante menée par l’Office des Nations
Unies contre la drogue et le crime, dans le cadre de ses attributions et en
coordination avec le Comité contre le terrorisme et la Direction du Comité contre le
terrorisme du Conseil de sécurité, pour aider les États dans les efforts pour ratifier
ces instruments et les appliquer, en leur dispensant, sur demande, une assistance
technique. Celle-ci pourrait s’adresser aux systèmes de justice pénale et viser à
faciliter la mise en œuvre effective de ces instruments.
22. Nous exprimons l’espoir que les négociations en cours sur le projet de
convention générale sur le terrorisme international aboutiront sans tarder. À cet
égard, nous considérons que l’un des problèmes essentiels à résoudre sera de trouver
une définition possible du terrorisme. Nous invitons les États Membres à envisager
de signer et de ratifier la Convention internationale pour la répression des actes de
terrorisme nucléaire 11.
23. Nous sommes convaincus que l’entrée en vigueur rapide, puis
l’application, de la Convention des Nations Unies contre la corruption sont cruciales
pour l’action menée au niveau international contre la corruption et soutiendrons
donc, à titre hautement prioritaire, les efforts dans ce sens, et nous demandons aux
États qui ne l’ont pas encore fait de s’efforcer de la signer, de la ratifier ou d’y
adhérer.
24. Nous sommes également convaincus que la bonne gestion des affaires
publiques et des biens publics et l’état de droit sont essentiels pour prévenir et
combattre la corruption, notamment, par des mesures efficaces en matière d’enquête
et de poursuites. En outre, nous considérons qu’il est nécessaire, pour juguler la
corruption, de promouvoir une culture de l’intégrité et de la responsabilité dans les
secteurs tant public que privé.
25. Nous sommes convaincus en outre que le recouvrement d’avoirs est l’un
des éléments essentiels de la Convention des Nations Unies contre la corruption, et
c’est pourquoi nous soulignons la nécessité d’adopter, pour le faciliter, des mesures
qui cadrent avec les principes énoncés dans cette convention.
_______________
11
Résolution 59/290, annexe.
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