A/HRC/RES/42/34
parties prenantes à rejeter toutes formes de violence, à exercer la plus grande retenue dans
leurs actions en vue de ne pas enflammer davantage la situation et à régler leurs différends
pacifiquement ;
2.
Note les efforts fournis par les autorités de la République démocratique du
Congo pour traduire les auteurs présumés de ces actes en justice, les encourage à mettre en
œuvre toutes les mesures nécessaires afin que l’ensemble des auteurs présumés soient traduits
en justice, et accueille avec satisfaction les condamnations déjà prononcées ;
3.
Note également la reprise, depuis le 27 août 2018, du procès des assassins
présumés de deux experts de l’Organisation des Nations Unies et de leurs accompagnateurs
en mars 2017, et rappelle la nécessité de mettre promptement à disposition de la justice et de
poursuivre sans délai l’ensemble des auteurs présumés ;
4.
Accueille avec satisfaction la passation pacifique des pouvoirs en République
démocratique du Congo le 24 janvier 2019, y compris la mise en place consécutive des
institutions législatives et exécutives nationales et provinciales, conformément à la
Constitution du pays, et note que le retour des chefs de l’opposition en République
démocratique du Congo a contribué à l’établissement de nouveaux équilibres de pouvoir
entre les forces politiques du pays ;
5.
Encourage le Gouvernement de la République démocratique du Congo à
mener les évolutions législatives attendues en faveur du respect des droits de l’homme et des
libertés fondamentales, comme le Président s’y est engagé, et à poursuivre les efforts en vue
de renforcer l’état de droit et les institutions garantes de la démocratie, et de faire progresser
l’ouverture politique ;
6.
Souligne la responsabilité qui incombe à toutes les parties prenantes d’agir
dans le strict respect de l’état de droit et des droits de l’homme, et les engage à rejeter toute
forme de violence ;
7.
Encourage le Gouvernement de la République démocratique du Congo à
respecter l’état de droit et à poursuivre ses efforts en vue de respecter, de protéger et de
garantir la jouissance par tous des droits de l’homme et des libertés fondamentales,
conformément aux obligations internationales des États ;
8.
Salue la mise en place d’une commission permanente des droits de l’homme
et d’une commission permanente des droits des femmes à l’Assemblée nationale ;
9.
Note avec satisfaction la mise en activité progressive de la Commission
nationale des droits de l’homme et la publication de son troisième rapport annuel ainsi que
de plusieurs rapports ponctuels et rapports d’enquête, et demande au Gouvernement de la
République démocratique du Congo de veiller à ce que la Commission soit indépendante,
notamment en ce qui concerne son financement, afin de garantir qu’elle est pleinement
conforme aux Principes concernant le statut des institutions nationales pour la promotion et
la protection des droits de l’homme (Principes de Paris) ;
10.
Salue l’engagement ferme du Président de la République à améliorer la
situation des droits de l’homme ainsi que les mesures positives prises depuis son investiture
pour lancer son programme de réformes et ouvrir l’espace politique, lesquelles se sont
traduites par la libération des détenus politiques, la fermeture de tous les centres de détention,
le retour des acteurs politiques et la réalisation de progrès en matière de respect des libertés
fondamentales, notamment la liberté d’expression ;
11.
Réaffirme qu’il est fermement engagé à respecter pleinement le principe de
non-ingérence dans les affaires intérieures des États, y compris le strict respect de la
souveraineté, de l’indépendance, de l’unité et de l’intégrité territoriale de la République
démocratique du Congo ;
12.
Encourage le Gouvernement de la République démocratique du Congo à
poursuivre activement ses efforts, en lien avec les organisations de la société civile et la
communauté internationale, pour mettre fin à l’impunité des auteurs de graves violations des
droits de l’homme et d’atteintes à ces droits, y compris la violence sexuelle et la violence
fondée sur le genre, ainsi que de violations du droit international humanitaire, et à s’assurer
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