A/RES/64/299
économique, social et environnemental dont dépend le développement durable.
Nous invitons tous les pays à formuler et à appliquer des politiques qui favorisent
une croissance économique soutenue, partagée et équitable, l’élimination de la
pauvreté et le développement durable.
42. Nous réaffirmons le rôle majeur que joue le commerce en tant que moteur de
la croissance et du développement et la contribution qu’il apporte à la réalisation
des objectifs du Millénaire. Nous soulignons qu’il faut résister à la tentation du
protectionnisme et rapporter les mesures qui faussent les échanges et sont contraires
aux règles de l’Organisation mondiale du commerce, compte tenu du droit qu’ont
les États, en particulier les pays en développement, de se prévaloir pleinement des
éléments de flexibilité compatibles avec les engagements et obligations qu’ils ont
contractés dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce. Le prompt
aboutissement du Cycle de Doha à un accord équilibré, ambitieux, global et axé sur
le développement donnerait au commerce international un regain de vigueur dont il
a bien besoin et stimulerait la croissance et le développement économiques.
43. Nous soulignons qu’il est nécessaire de promouvoir une croissance
économique soutenue, partagée et équitable afin d’accélérer la réalisation des
objectifs du Millénaire et de favoriser le développement durable, mais il ne faut pas
en rester là : la croissance devrait permettre à tous, y compris les pauvres, de tirer
parti des débouchés économiques, et devrait créer des emplois et des sources de
revenus et aller de pair avec des politiques sociales bien pensées.
44. Nous nous engageons à redoubler d’efforts pour réduire la mortalité maternelle
et celle des enfants de moins de cinq ans et améliorer la santé de la femme et de
l’enfant, notamment grâce au renforcement des systèmes nationaux de santé, à la
lutte contre le VIH/sida, à l’amélioration de la nutrition et à l’élargissement de
l’accès à l’eau potable et à des services d’assainissement de base, nous appuyant
pour ce faire sur des partenariats mondiaux renforcés. Nous soulignons qu’il
importe d’accélérer la réalisation des objectifs du Millénaire relatifs à la santé si
nous voulons progresser aussi au regard des autres objectifs.
45. Nous réaffirmons l’engagement que nous avons pris de donner d’ici à 2015 à
tous les enfants, garçons et filles du monde entier, les moyens d’achever un cycle
complet d’études primaires.
46. Nous soulignons qu’il importe de résoudre les problèmes relatifs à l’énergie,
notamment l’accès à des sources d’énergie d’un coût abordable, le rendement
énergétique et l’écoviabilité des sources d’énergie et l’utilisation rationnelle de
l’énergie, dans le cadre de l’action entreprise à l’échelle mondiale pour atteindre les
objectifs du Millénaire et promouvoir le développement durable.
47. Nous sommes conscients qu’il importe de renforcer l’infrastructure
économique et sociale et d’accroître la capacité de production pour favoriser une
croissance économique soutenue, partagée et équitable et le développement durable,
notamment dans les pays en développement, compte tenu de la nécessité d’améliorer
pour tous, en particulier pour les pauvres, les perspectives d’emploi et de croissance
des revenus.
48. Nous soulignons qu’il est nécessaire de parvenir au plein emploi productif et
de donner à chacun la possibilité d’avoir un travail décent, et nous nous engageons à
faire du Pacte mondial pour l’emploi le cadre général dans lequel chaque pays
pourra formuler des politiques adaptées à sa situation et à ses priorités de façon à
encourager une reprise créatrice d’emplois et allant dans le sens du développement
durable. Nous engageons les États Membres à prendre des mesures propres à
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