A/RES/64/79
source complémentaire vitale d’aide aux pays impaludés qui luttent contre cette
maladie ;
9.
Invite la communauté internationale à s’employer, dans un esprit de
coopération, à améliorer, renforcer, harmoniser et maintenir l’assistance bilatérale et
multilatérale à la lutte contre le paludisme, y compris l’appui au Fonds mondial de
lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, pour aider les pays, notamment
impaludés, à exécuter des plans nationaux efficaces de lutte contre cette maladie, en
particulier des plans sanitaires et des plans d’assainissement, y compris des
stratégies de lutte antipaludique et de prise en charge intégrée des maladies
infantiles, d’une manière suivie et équitable, et contribuer ainsi au développement
des systèmes de santé ;
10. Invite les partenaires dans la lutte contre le paludisme à éliminer les
obstacles financiers et logistiques responsables à l’échelle des pays des ruptures de
stock, de moustiquaires imprégnées d’insecticides de longue durée, de polythérapies
à base d’artémisinine et de tests de dépistage rapide où qu’ils se situent, notamment
en renforçant la gestion des programmes de lutte contre le paludisme au niveau des
pays ;
11. Se félicite de la contribution apportée par les initiatives innovantes de
financement prises volontairement par des groupes d’États Membres à la
mobilisation de ressources supplémentaires et prévisibles pour le développement et
salue à cet égard la Facilité internationale d’achat de médicaments, UNITAID, la
Facilité internationale de financement pour la vaccination, le Fonds pour des
médicaments antipaludéens à des prix abordables, l’Alliance GAVI, les initiatives de
garantie de marché et l’action du Groupe de travail de haut niveau sur les
financements innovants pour les systèmes de santé ;
12. Engage vivement les pays impaludés à rechercher la viabilité financière,
à augmenter dans la mesure du possible les ressources nationales affectées à la lutte
contre cette maladie et à créer des conditions favorables à une collaboration avec le
secteur privé afin d’améliorer l’accès à des services antipaludiques de qualité ;
13. Exhorte les États Membres à recenser les ressources humaines dont leurs
services de santé ont besoin, à tous les niveaux, pour atteindre les objectifs fixés
dans la Déclaration d’Abuja sur l’initiative « Faire reculer le paludisme en
Afrique »4 et les objectifs de développement convenus sur le plan international, y
compris les objectifs du Millénaire pour le développement, et à satisfaire ces
besoins en prenant les mesures voulues pour gérer efficacement le recrutement, la
formation et le maintien en fonctions de personnel de santé qualifié et en s’attachant
en particulier à disposer de personnel qualifié à tous les niveaux pour couvrir les
besoins techniques et opérationnels à mesure que les programmes de lutte
antipaludique bénéficieront d’un financement accru ;
14. Demande à la communauté internationale d’élargir, notamment en
finançant le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et
grâce à des initiatives menées par les pays avec un appui international suffisant,
l’accès à des polythérapies efficaces, sûres et abordables, à un traitement préventif
intermittent dans le cas des femmes enceintes, à des centres de dépistage adéquats, à
des moustiquaires imprégnées d’insecticides de longue durée et au besoin
distribuées gratuitement, et, le cas échéant, à des insecticides à effet rémanent
pulvérisables à l’intérieur des habitations, compte tenu des règles, normes et
4