A/RES/64/79
directives internationales, notamment de la Convention de Stockholm sur les
polluants organiques persistants 8 ;
15. Prie les organisations internationales compétentes, en particulier
l’Organisation mondiale de la Santé et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance,
d’aider les gouvernements notamment des pays impaludés, en particulier en Afrique,
à assurer dès que possible l’accès universel aux programmes de lutte contre le
paludisme compte tenu des besoins des jeunes enfants et des femmes enceintes à
risque, en veillant à la bonne utilisation des moyens de lutte, y compris des
moustiquaires imprégnées d’insecticides de longue durée, et à la pérennité de ces
efforts grâce à la participation active des populations locales et à leur mise en œuvre
par l’intermédiaire du système de santé ;
16. Demande aux États Membres, en particulier à ceux des pays impaludés,
d’élaborer, avec l’aide de la communauté internationale, des politiques et plans
opérationnels nationaux ou de renforcer ceux existant de manière à intensifier les
efforts faits pour atteindre les objectifs fixés en 2010 et 2015 au niveau international
en matière de lutte antipaludique, conformément aux recommandations techniques
de l’Organisation mondiale de la Santé ;
17. Encourage tous les pays d’Afrique qui ne l’ont pas encore fait à mettre
en œuvre les recommandations du Sommet d’Abuja de 2000 tendant à réduire ou
supprimer les tarifs et droits de douane sur les moustiquaires et autres articles
nécessaires à la lutte antipaludique4, afin d’en réduire le prix de vente aux
consommateurs et de favoriser le libre-échange dans ce domaine ;
18. Demande aux organismes des Nations Unies et à leurs partenaires de
continuer à apporter aux États Membres l’appui technique nécessaire pour mettre en
place et renforcer les capacités requises afin de mettre en œuvre le Plan d’action
mondial contre le paludisme et d’atteindre les objectifs arrêtés au niveau
international, y compris les objectifs du Millénaire pour le développement ;
19. Se déclare préoccupée par la multiplication des souches résistantes du
parasite du paludisme dans plusieurs régions du monde et demande aux États
Membres de renforcer, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé et
d’autres partenaires, leurs systèmes de surveillance de la résistance aux
médicaments et aux insecticides, et à l’Organisation mondiale de la Santé de
coordonner un réseau mondial de surveillance et de veiller à ce que les essais de
médicament et d’insecticide soient pleinement opérationnels afin d’améliorer
l’utilisation de ces produits et des polythérapies actuelles à base d’artémisinine ;
20. Exhorte tous les États Membres qui se heurtent au problème de la
résistance aux monothérapies classiques à remplacer celles-ci sans tarder par des
polythérapies, comme l’Organisation mondiale de la Santé l’a recommandé, à mettre
en place les mécanismes financiers, législatifs et réglementaires qui permettront
d’offrir à des prix abordables des polythérapies à base d’artémisinine et à interdire
la mise sur le marché de monothérapies orales à base d’artémisinine ;
21. Estime qu’il importe de mettre au point des vaccins et de nouveaux
médicaments sûrs, à la fois efficaces et peu coûteux, pour prévenir et traiter le
paludisme, et qu’il faut poursuivre et accélérer les recherches, y compris sur des
thérapies traditionnelles sûres, efficaces, de grande qualité et conformes à des
normes rigoureuses, notamment en appuyant le Programme spécial de recherche et
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Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 2256, no 40214.
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