CEDAW/C/GC/40
syndicats, le pouvoir judiciaire et les forces de l’ordre, afin d’adopter un discours
positif sur la parité et de faire mieux comprendre que la pleine participation des
femmes dans toutes les sphères décisionnaires, sur un pied d’égalité avec les
hommes, est cruciale pour que les femmes jouissent de leurs droits humains et
que c’est dans l’intérêt général ;
b) Mènent les campagnes de sensibilisation visées au point a) à l’intention
du grand public et des personnes de tous âges, afin que les femmes, les filles, les
hommes et les garçons deviennent des moteurs du changement en faveur de
l’égalité des genres ;
c)
Mobilisent les chefs religieux et les acteurs confessionnels dans le
processus de résolution des tensions qui pourraient voir le jour entre certaines
interprétations des traditions religieuses et les droits humains, par exemple dans
le cadre du programme « La foi pour les droits » du Haut-Commissariat des
Nations Unies aux droits de l’homme ;
d) Prennent immédiatement des mesures législatives et réglementaires et
adoptent des cadres internationaux et nationaux pour édifier un avenir
numérique durable et égalitaire du point de vue du genre, avec en son cœur la
parité et une inclusion radicale. Cela inclut la parité dans le développement
d’une intelligence artificielle sans biais, sensible au genre et accessible, et la
correction de l’intelligence artificielle biaisée, par l’application d’une expertise
interdisciplinaire sur les droits humains, y compris les droits des femmes, avec
une évaluation d’impact continue dès le début et à chaque étape du
développement et de la diffusion pour prévenir les biais, y compris les biais des
données d’entraînement, les biais algorithmiques et les biais cognitifs. Cela passe
aussi par la mise en place de mécanismes de régulation indépendants fondés sur
les droits humains, y compris les droits des femmes, afin de contrôler
l’application des mesures de prévention des biais ;
e)
Adoptent des textes de loi et coopèrent avec les médias pour
condamner le sexisme et la misogynie, surveiller ces phénomènes et faire
appliquer le principe de responsabilité, que ce soit dans le discours public ou
dans les médias grand public ou sociaux, pour parvenir à la parité dans les
comités de rédaction et les organes de régulation des médias et pour renforcer la
capacité des professionnels des médias et des médias numériques à empêcher la
perpétuation des stéréotypes au sujet des femmes dans la prise de décisions et à
assurer la visibilité et la valorisation égales des femmes et leur représentation
objective ;
f)
Démontent les stéréotypes et établissent la parité dans le sport et
l’expression artistique en ce qui concerne la prise de décisions, le financement et
les salaires, et veillent à ce que les femmes puissent se produire dans un
environnement sûr et propice ;
g) Mettent en place ou développent des programmes de mentorat,
y compris des programmes de mentorat intergénérationnel, sur les campagnes
politiques, le leadership et les négociations à l’intention des femmes et des filles,
dans toute leur diversité, qui souhaitent occuper ou occupent déjà des postes de
décision.
4.
Représentation des femmes dans toute leur diversité, sur un pied d’égalité
avec les hommes
32. Le droit des femmes de participer, dans des conditions d’égalité avec les
hommes, à la vie politique, sociale, économique et culturelle de leur pays est consacré
dans le préambule et les articles 7 et 8 de la Convention. Dans sa recommandation
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