A/HRC/RES/58/31
en place du processus d’élaboration de la constitution et des processus électoraux, et exhorte
tous les signataires à entamer immédiatement des discussions politiques de haut niveau afin
de régler les questions en suspens ;
5.
Insiste sur le fait que le Gouvernement sud-soudanais doit continuer à veiller
à la participation active des femmes et des jeunes à toutes les étapes et dans toutes les
structures que prévoit l’Accord revitalisé, et que toutes les parties à l’Accord doivent
respecter leurs engagements concernant la représentation des femmes et assurer une
représentation équilibrée des jeunes, des genres et de la diversité nationale et régionale dans
le cadre de leurs nominations ;
6.
Souligne qu’il incombe au premier chef aux États de promouvoir et de protéger
les droits de l’homme en prenant des mesures pour prévenir les violations des droits de
l’homme et pour offrir un recours utile aux victimes de telles violations et atteintes, et
rappelle que le Gouvernement sud-soudanais a la responsabilité première de protéger la
population contre toutes les violations des droits de l’homme, y compris en prévenant les
violations du droit international humanitaire ;
7.
Prend note toutefois des difficultés auxquelles le Gouvernement sud-soudanais
se heurte à cet égard, et engage la communauté internationale à fournir une assistance
technique aux institutions de l’État de droit et à renforcer leurs capacités, et à les aider à
prévenir les violations des droits de l’homme, à enquêter sur ces violations et, selon qu’il
convient, à poursuivre leurs auteurs en justice ;
8.
Demande au Gouvernement sud-soudanais de fournir toutes les ressources
nécessaires à la Commission électorale nationale, à la Commission nationale de révision de
la Constitution et au Conseil des partis politiques, et engage la communauté internationale à
fournir une assistance technique à ces institutions et à renforcer leurs capacités ;
9.
Demande à la communauté internationale de fournir une assistance technique
et financière afin d’améliorer encore les services et les capacités du personnel de police et
des agents pénitentiaires, du personnel judiciaire, des procureurs, de la Direction de la justice
militaire et du Conseil des droits de l’homme du Soudan du Sud, afin d’améliorer le
fonctionnement du système juridique et de permettre au Gouvernement sud-soudanais de
fournir les services nécessaires, notamment dans les domaines des enquêtes et des poursuites
pénales, de l’éducation et de la santé, de l’alimentation et de l’eau potable, et des
infrastructures ;
10.
Lance un appel à la communauté internationale pour qu’elle apporte un soutien
humanitaire aux populations qui en ont cruellement besoin, tout en invitant le Gouvernement
à redoubler d’efforts à cet égard, note avec inquiétude que les attaques contre les travailleurs
humanitaires se poursuivent et demande à toutes les parties de garantir un environnement
politique, administratif, opérationnel et juridique propice à l’acheminement de l’aide
humanitaire et à la protection des travailleurs humanitaires, tout en veillant au plein respect
du droit humanitaire international ;
11.
Prie le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, en
coopération avec le Gouvernement sud-soudanais et les mécanismes pertinents de l’Union
africaine, d’accroître l’assistance technique fournie au Gouvernement sud-soudanais afin de
continuer à l’aider à relever les défis en matière de droits de l’homme pendant la période de
transition qui suit le conflit et, pour ce faire :
a)
De déterminer les besoins en matière de renforcement des capacités des
institutions sud-soudanaises afin qu’elles puissent enquêter sur les violations présumées des
droits de l’homme et du droit international humanitaire et poursuivre leurs auteurs ;
b)
De fournir au Gouvernement sud-soudanais l’assistance technique et le
renforcement des capacités nécessaires pour rendre opérationnelles les institutions de justice
transitionnelle récemment établies en vertu du chapitre V de l’Accord revitalisé, à savoir la
Commission vérité, réconciliation et apaisement et l’Autorité d’indemnisation et de
réparation, et de renforcer la capacité des tribunaux de droit écrit, des tribunaux locaux, du
personnel de police, des agents pénitentiaires et des procureurs d’enquêter sur les violations
présumées des droits de l’homme et de poursuivre leurs auteurs, en vue de mieux établir les
responsabilités et de favoriser la réconciliation et l’apaisement au Soudan du Sud ;
GE.25-05558
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