Action de l’Organisation des Nations Unies
concernant l’exploitation et les atteintes sexuelles
A/RES/78/331
et, à cet égard, prie le Secrétaire général de continuer d’œuvrer en étroite consultation
avec les États Membres à l’application effective de la politique ;
6.
Souligne que le renforcement de la responsabilité et de la transparence à
tous les niveaux, y compris aux postes de direction, tant au Siège que sur le terrain,
contribue de manière positive à la lutte contre l’exploitation et les atteintes sexuelles ;
7.
Est consciente qu’une culture de l’impunité pourrait entraîner une
multiplication des actes d’exploitation et d’atteinte sexuelles, et, à cet égard, souligne
qu’il est nécessaire de prendre immédiatement des mesures appropriées et sûres,
y compris sous la forme d’enquêtes et de poursuites le cas échéant, et d’en rendre
compte promptement à l’Organisation des Nations Unies ;
8.
Souligne que les formations à la prévention de l’exploitation et des
atteintes sexuelles qui sont dispensées préalablement au déploiement et en cours de
mission jouent un rôle efficace dans la sensibilisation à la politique de tolérance zéro
de l’Organisation des Nations Unies à l’égard de tels actes, et encourage les parties
concernées, notamment les États Membres et le Secrétariat, agissant conformément à
leurs responsabilités respectives, à continuer de collaborer pour faire en sorte que des
formations obligatoires, efficaces, encadrées et ciblées sur l’exploitation et les
atteintes sexuelles soient mises en place ;
9.
Souligne également qu’il incombe aux pays fournisseurs de contingents
d’enquêter sur les actes d’exploitation et d’atteinte sexuelles commis par leur
personnel, et qu’il incombe aux pays fournisseurs de contingents ou de personnel de
police d’amener les auteurs de tels actes à en répondre conformément à leur
législation nationale, prend note à cet égard de la résolution 2272 (2016) du Conseil
de sécurité, et prie le Secrétaire général de consulter les États Membres, selon qu ’il
convient, notamment les pays fournisseurs de contingents ou de personnel de police,
au sujet de la mise en œuvre des Directives opérationnelles relatives à l ’application
de la résolution 2272 (2016) du Conseil ;
10. Souligne en outre qu’il importe d’intensifier la collaboration entre le
Secrétaire général, les entités du système des Nations Unies et les États Membres,
notamment les pays fournisseurs de contingents ou de personnel de police, en matière
de prévention et de répression de l’exploitation et des atteintes sexuelles, afin de
renforcer l’application du principe de responsabilité, la transparence et l’aide offerte
aux victimes, et souligne qu’il faut maintenir des échanges fréquents d’informations
sur tous les aspects liés à l’exploitation et aux atteintes sexuelles ;
11. Prie le Secrétaire général et toutes les entités concernées de continuer à
informer immédiatement les États Membres intéressés en cas d ’allégations d’actes
d’exploitation et d’atteinte sexuelles commis par des membres du personnel des
Nations Unies de l’ensemble du système ainsi que par des personnes non membres du
personnel des Nations Unies agissant sous mandat du Conseil de sécurité, dont des
entités des Nations Unies pourraient avoir connaissance, et prie le Secrétaire général
de veiller à ce que les États Membres concernés reçoivent toutes les informations
disponibles afin que les autorités nationales puissent donner suite comme il se doit à
ces allégations ;
12. Rend hommage à tous les soldats de la paix qui risquent leur vie en servant
dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies, souligne que les actes
d’exploitation et d’atteinte sexuelles nuisent à la réputation, à l’efficacité et à la
crédibilité de l’Organisation des Nations Unies, félicite à cet égard les pays
fournisseurs de contingents ou de personnel de police qui ont pris des mesures
effectives pour prévenir les actes d’exploitation et d’atteinte sexuelles, enquêter sur
ceux-ci, combattre l’impunité et amener les auteurs de tels actes à en répondre, et
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