Coopération internationale face au problème mondial de la drogue
A/RES/70/182
situation et des besoins particuliers des femmes, et s’engageant de nouveau par
ailleurs à prendre des mesures afin qu’hommes et femmes bénéficient également,
sans aucune discrimination, des stratégies visant à lutter contre le problème mondial
de la drogue, en étant activement associés à toutes les étapes de l’élaboration des
programmes et des politiques,
Engageant les États Membres à continuer à prendre des mesures, selon qu’il
conviendra, pour s’attaquer aux causes des obstacles sociaux et structure ls auxquels
les femmes se heurtent pour ce qui est de l’accès au traitement de la toxicomanie,
ainsi qu’à celles expliquant le fait que la prévalence du VIH parmi les usagers de
drogues injectables est plus élevée chez les femmes que chez les hommes, le ca s
échéant,
Sachant qu’il faut continuer de sensibiliser le public aux risques et aux
dangers que le problème mondial de la drogue, sous tous ses aspects, fait courir à
toutes les sociétés,
Notant qu’il importe de remédier de façon coordonnée au problème mondial de
la drogue, tout en envisageant des politiques équilibrées, globales et intégrées en la
matière, pouvant inclure, s’il y a lieu, des mesures fondées sur les faits scientifiques
et contribuant, selon qu’il conviendra et en complémentarité avec d ’autres mesures,
à renforcer les stratégies nationales, régionales et mondiales visant des solutions
efficaces et de nouveaux progrès face aux problèmes actuels, conformément aux
trois conventions internationales relatives au contrôle des drogues et en app lication
effective et intégrale de la Déclaration politique et du Plan d’action sur la
coopération internationale en vue d’une stratégie intégrée et équilibrée de lutte
contre le problème mondial de la drogue,
Préoccupée par le fait que les aspects du problème mondial de la drogue liés à
la production illicite de drogues peuvent avoir des effets très néfastes sur
l’environnement, en provoquant notamment la déforestation, l’érosion et la
dégradation des sols, la disparition d’espèces endémiques, la polluti on des sols, des
eaux souterraines et des cours d’eau, et l’émission de gaz à effet de serre,
Se félicitant de l’action menée par les pays qui luttent depuis des décennies
contre le problème mondial de la drogue et ont acquis des connaissances, une
expérience et des capacités institutionnelles leur permettant d’offrir leur coopération
à d’autres pays, en application du principe de la responsabilité commune et
partagée,
Invitant les États Membres, lorsqu’ils élaborent des programmes de prévention
de la criminalité à tenir compte de questions telles que l’inclusion sociale, le
renforcement du tissu social, l’accès à la justice, les violences liées à la drogue, la
réinsertion sociale des délinquants et l’accès aux services de santé et à l’éducation,
ainsi que des besoins des victimes de la criminalité, et à promouvoir une culture de
la légalité qui favorise le bien-être individuel, familial et collectif, en accordant une
attention particulière aux enfants et aux jeunes,
Réaffirmant que les politiques de développement alternatif sont un outil
important pour stimuler le développement dans les pays touchés par la culture
illicite de plantes servant à produire ou à fabriquer illicitement des drogues ou, le
cas échéant, dans les pays qui risquent de l’être, et qu’elles jouent un rôle majeur
dans les politiques nationales, régionales et internationales de développement ainsi
que dans les politiques globales de réduction de la pauvreté et de coopération,
Consciente que la coopération internationale, la coordinatio n et l’appropriation
des programmes de développement alternatif par les intéressés sont essentielles à la
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