Coopération internationale face au problème mondial de la drogue A/RES/70/182 dans le strict respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, du principe de non-ingérence dans leurs affaires intérieures et de l’ensemble des droits de l’homme et des libertés fondamentales, sur la base des principes de l’égalité des droits et du respect mutuel ; 3. Demande aux États Membres de coopérer efficacement entre eux et de prendre des mesures concrètes pour s’attaquer au problème mondial de la drogue en appliquant le principe de la responsabilité commune et partagée ; 4. Souligne qu’il est impératif que les États Membres travaillent en étroite coopération avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, l’Organisation mondiale de la Santé, l’Organe international de contrôle des stupéfiants et d’autres organisations internationales et régional es, ainsi qu’avec la communauté scientifique, notamment les universitaires, afin de participer à l’évaluation scientifique des politiques visant à réduire l’offre et la demande de drogues, du commerce des drogues et de la criminalité liée à la drogue ; 5. Engage les États Membres à tenir dûment compte des effets négatifs du problème mondial de la drogue et de ses conséquences pour le développement et la société en général ; 6. Exhorte les États Membres à s’attaquer aux facteurs socioéconomiques en rapport avec le problème mondial de la drogue, en mettant en œuvre une stratégie globale, intégrée et équilibrée qui inscrive les politiques antidrogues dans un programme plus large de progrès socioéconomique et de développement, dans le respect des trois conventions internationales relatives au contrôle des drogues ; 7. Demande aux États Membres d’encourager activement la prise en compte systématique de la problématique hommes-femmes dans la conception, l’application, le contrôle et l’évaluation des politiques et des programmes ayant trait au problème mondial de la drogue ; 8. Invite les États Membres à mettre en œuvre des stratégies et mesures globales de prévention de la toxicomanie qui envisagent ce phénomène sous l’angle de la personne, de son milieu et de l’ensemble de la société, notamment des mesures d’éducation sanitaire sur les dangers de l’abus des drogues, des mesures de prévention de la violence et des mesures de réadaptation et de suivi postcure visant à réinsérer les anciens toxicomanes dans la société, et à anticiper, détecter et analyser les différents risques que la violence et la criminalité liées à la drogue font peser sur la collectivité ; 9. Engage les États Membres à envisager d’autres options que l’incarcération, notant que dans les affaires mineures qui s’y prêtent, les États pourraient, au lieu d’une condamnation ou d’une punition, prévoir des mesures d’éducation, de réadaptation et de réinsertion sociale, ainsi que de désintoxication et de suivi postcure si le délinquant est un toxicomane ; 10. Invite les États Membres à envisager de revoir leurs politiques et leurs pratiques en ce qui concerne l’imposition de peines pour les délits liés aux dr ogues, afin de faciliter la collaboration entre les autorités judiciaires et les autorités chargées de la santé publique en vue de l’élaboration et de la mise en œuvre d’initiatives prévoyant d’autres mesures que la condamnation ou la punition dans les délits mineurs liés à la drogue qui s’y prêtent, si leur cadre juridique le permet ; 11. S’emploie à promouvoir la coopération bilatérale, régionale et internationale, notamment par le partage de renseignements et la coopération transfrontière, aux fins d’une lutte plus efficace contre le problème mondial de la drogue, en particulier en encourageant et en favorisant la coopération des États les 7/17

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