A/RES/67/146
Intensification de l’action mondiale visant à éliminer les mutilations génitales féminines
judiciaire, les agents des services d’immigration, les prestataires de soins de santé,
les dirigeants locaux et les chefs religieux, les enseignants, les employeurs, les
professionnels des médias et les personnes qui interviennent directement auprès des
filles, ainsi que les parents, les familles et les collectivités, s’emploient tous à
éliminer les comportements et les pratiques nocives, en particulier toutes les formes
de mutilations génitales féminines, qui ont des conséquences négatives pour les
filles ;
3.
Engage également les États à renforcer les programmes d’information et
de sensibilisation, à mobiliser filles et garçons pour les associer activement à
l’élaboration des programmes de prévention et d’élimination des pratiques
traditionnelles nocives, en particulier les mutilations génitales féminines, à se
concerter avec les dirigeants locaux et les chefs religieux, les établissements
d’enseignement, les médias et les familles, et à fournir un soutien financier accru
aux initiatives menées à tous les niveaux pour mettre fin à ces pratiques ;
4.
Exhorte les États à condamner toutes les pratiques nocives pour les
femmes et les filles, en particulier les mutilations génitales féminines, qu’elles
soient ou non pratiquées dans un centre médical, à prendre toutes les mesures
nécessaires pour préserver les filles et les femmes de ces pratiques, en promulguant
et en faisant appliquer une législation interdisant cette forme de violence, et à mettre
fin à l’impunité ;
5.
Exhorte également les États à assortir les sanctions d’activités
informatives et éducatives conçues pour promouvoir un consensus en vue de
l’élimination des mutilations génitales féminines, à fournir protection et assistance
aux femmes et aux filles qui ont subi ou risquent de subir des mutilations génitales
en mettant sur pied des services de soutien social et psychologique et de soins pour
leur venir en aide, et à prendre des mesures pour améliorer leur santé, y compris
sexuelle et procréative, de manière à aider les femmes et les filles soumises à cette
pratique ;
6.
Exhorte en outre les États à promouvoir un enseignement non sexiste,
propice à l’autonomisation des filles, en revoyant et en modifiant, selon les besoins,
les programmes scolaires, les outils pédagogiques et les programmes de formation
des enseignants et en élaborant des politiques et des programmes de tolérance zéro à
l’égard de la violence dirigée contre les filles, en particulier les mutilations génitales
féminines, et à intégrer davantage dans les programmes d’enseignement et de
formation à tous les niveaux une analyse poussée des causes et des conséquences de
la violence sexiste et de la discrimination exercée à l’encontre des femmes et des
filles ;
7.
Invite les États à veiller à ce que les stratégies et les plans d’action
nationaux visant à éliminer les mutilations génitales féminines soient détaillés,
pluridisciplinaires et assortis d’objectifs et d’indicateurs précis pour assurer
l’efficacité du suivi, de l’étude d’impact et de la coordination des programmes entre
toutes les parties prenantes ;
8.
Exhorte les États à prendre, dans le cadre général des politiques
d’intégration et en consultation avec les communautés concernées, des mesures
ciblées, efficaces et spécifiques en faveur des réfugiées et des migrantes ainsi que de
leurs communautés, afin de protéger les filles des mutilations génitales, y compris
lorsqu’elles sont pratiquées en dehors du pays de résidence ;
9.
Demande aux États de concevoir des campagnes et des programmes
d’information et de sensibilisation ciblant systématiquement le grand public, les
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