A/RES/79/152
Intensification de l’action menée pour prévenir et éliminer
toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles :
l’environnement numérique
aux hommes, en tant que partenaires, parents et personnes ayant la charge d’enfants,
d’assumer une part égale des tâches familiales et du travail domestique non rémunérés
de manière à permettre aux femmes de participer davantage à la prise de décisions
dans la sphère publique et au marché du travail,
Consciente du rôle que joue la société civile, en particulier les groupes et
organisations de femmes et d’autres organisations non gouvernementales, ainsi que
le secteur privé et d’autres parties prenantes, à tous les niveaux, dans la lutte contre
toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles qui se produisent au
moyen de technologies numériques ou sont amplifiées par elles,
Se disant préoccupée par la discrimination institutionnelle et structurelle qui
s’exerce à l’égard des femmes et des filles à travers les lois, politiques,
réglementations, programmes, procédures ou structures administratives, services et
pratiques qui restreignent directement ou indirectement l’accès aux institutions, à la
propriété immobilière et foncière, à la succession, à la nationalité, aux soins et
services de santé, à l’éducation, à la justice, à l’emploi et au crédit, les exposant
davantage à la violence et aggravant celle-ci, et constituant un obstacle majeur à leur
participation pleine, active et véritable, sur un pied d’égalité, à la vie en société et à
la vie économique et politique,
Considérant que les femmes sont davantage exposées à la violence lorsqu’elles
sont pauvres, dénuées des moyens d’accéder à l’autonomie et marginalisées, car
exclues du bénéfice des politiques économiques et sociales et privées des avantages
de l’éducation et du développement durable, et que les violences faites aux femmes
et aux filles entravent le développement économique et social des populations et des
États, et donc leur développement durable, ainsi que la réalisation du Programme de
développement durable à l’horizon 2030 et d’autres objectifs de développement
arrêtés au niveau international,
Soulignant l’importance des normes pertinentes de l’Organisation internationale
du Travail concernant le droit au travail des femmes et leurs droits en tant que
travailleuses, qui sont essentiels à leur participation pleine et effective à la prise de
décisions dans la sphère publique et à l’élimination de la violence, rappelant le
programme pour un travail décent et la Déclaration relative aux principes et droits
fondamentaux au travail de cette organisation et soulignant qu’il importe de veiller à
leur application effective,
Insistant sur la nécessité d’éliminer, dans le monde du travail, les stéréotypes de
genre et les normes sociales négatives qui cautionnent la violence à l’égard des
femmes et des filles, notamment, mais non exclusivement, au moyen d’une éducation
de qualité et de campagnes de formation et de sensibilisation, associées à un
changement de comportement et à une meilleure connaissance du harcèlement sexuel,
en particulier parmi les hommes et les garçons, et en garantissant un salaire égal pour
un travail de valeur égale et en réaffirmant la nécessité d’apprécier, de valoriser, de
réduire et de redistribuer les tâches familiales et les travaux domestiques non
rémunérés,
Consciente de la nécessité de veiller à ce que les droits humains soient promus,
respectés, protégés et exercés tout au long du cycle de vie des technologies
numériques, notamment lors de leur conception, de leur élaboration, de leur
développement, de leur mise en service, de leur utilisation, de leur évaluation et de
leur réglementation, et de veiller à ce que ces technologies soient assorties des
garanties nécessaires afin de promouvoir un environnement numérique libre, ouvert,
universel, interopérable, sûr, sécurisé, stable, accessible et d’un coût abordable pour
tous,
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