Modalités d’action accélérées des petits États insulaires
en développement (Orientations de Samoa)
A/RES/69/15
g) Renforcer le suivi, le contrôle et la surveillance des navires de pêche,
afin de prévenir, de décourager et d’éliminer effectivement la pêche illégale, non
signalée et non réglementée, notamment par le renforcement des capacités
institutionnelles aux niveaux appropriés ;
h) Soutenir le développement durable de la pêche artisanale, l’amélioration
des mécanismes d’évaluation et de gestion des ressources et des moyens des
pêcheurs, de même que les initiatives qui ajoutent de la valeur aux produits de la
pêche artisanale, et faciliter l’accès aux marchés pour les produits issus de la pêche
artisanale durable des petits États insulaires en développement ;
i)
Renforcer les disciplines régissant les subventions au secteur de la pêche,
notamment en interdisant certaines formes de subvention qui contribuent à la
surcapacité de pêche et à la surexploitation des fonds de pêche, conformément à la
Déclaration ministérielle de Doha adoptée par l’Organisation mondiale du
commerce en 2001 26 et à la Déclaration ministérielle de Hong Kong adoptée par
l’Organisation en 2005 ;
j)
Pour les États qui ne l’ont pas encore fait, envisager de devenir parties à
la Convention de 2001 sur la protection du patrimoine culturel subaquatique de
l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture27 ;
k)
Promouvoir la conservation, l’exploitation durable et la gestion
rationnelle des stocks chevauchants et des stocks de poissons grands migrateurs, y
compris à l’aide des mesures bénéficiant aux petits États insulaires en
développement qui sont adoptées par les organismes et accords régionaux de gestion
des ressources halieutiques ;
l)
Aider les petits États insulaires en développement à exploiter leurs
ressources halieutiques de manière rationnelle et à développer des industries liées à
la pêche, en leur permettant d’optimiser les avantages pécuniaires tirés de ces
ressources, et veiller à ce que la charge de la conservation et de la gestion des
ressources marines ne soit pas transférée à ces États de manière disproportionnée ;
m) Inviter instamment la communauté internationale à coopérer en ce qui
concerne le partage des responsabilités dans le cadre des organismes et accords
régionaux de gestion des pêches, afin de permettre aux petits États insulaires en
développement de tirer parti des stocks chevauchants et des stocks de poissons
grands migrateurs visés par ces organismes et accords, et de les gérer de manière
rationnelle ;
n) Renforcer la coopération aux niveaux local, national, régional et
mondial, afin de remédier aux causes de l’acidification des océans, d’examiner ses
conséquences de manière plus approfondie et de les réduire au minimum,
notamment par l’échange d’informations, l’organisation d’ateliers régionaux, la
participation de scientifiques des petits États insulaires en développement aux
équipes de recherche internationales, l’adoption de mesures visant à renforcer la
résilience des écosystèmes marins face aux effets de l’acidification des océans et,
éventuellement, la mise au point d’une stratégie sur ce phénomène pour tous les
petits États insulaires en développement ;
_______________
26
27
16/34
A/C.2/56/7, annexe.
Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 2562, no 45694.