A/RES/69/15
Modalités d’action accélérées des petits États insulaires
en développement (Orientations de Samoa)
9.
Nous réaffirmons que nous sommes déterminés à aller de l’avant sur la voie du
développement durable et, à cet égard, nous exhortons toutes les parties à prendre
des mesures concrètes pour accélérer le développement durable des petits États
insulaires en développement, notamment dans le cadre des objectifs de
développement arrêtés au niveau international, afin que les petits États insulaires en
développement parviennent à éliminer la pauvreté, à consolider leurs acquis et à
améliorer leur qualité de vie. Nous considérons qu’il convient d’accélérer, en nouant
des partenariats véritables et durables, l’action engagée à l’échelle mondiale en
faveur du développement durable des petits États insulaires en développement grâce
à des programmes concrets, ciblés et tournés vers l’avenir et vers l’action.
10. Nous réaffirmons tous les principes de la Déclaration de Rio sur
l’environnement et le développement, y compris le principe des responsabilités
communes mais différenciées, énoncé dans le principe 7 de la Déclaration.
11. Nous savons que la montée du niveau des mers et d’autres conséquences
préjudiciables des changements climatiques continuent de présenter un risque
important pour les petits États insulaires en développement et de compromettre les
efforts qu’ils font pour parvenir à un développement durable, et constituent pour
beaucoup de ces pays la principale menace pesant sur leur survie et leur viabilité,
notamment pour certains, en raison de la perte de territoire qui en résulte.
12. Le thème de la troisième Conférence internationale sur les petits États
insulaires en développement étant « Pour un développement durable des petits États
insulaires en développement fondé sur des partenariats véritables et durables », nous
considérons que la coopération internationale et des partenariats de divers types
noués avec un large éventail de parties prenantes sont indispensables pour le
développement durable des petits États insulaires en développement. Ces
partenariats devraient reposer sur les principes de la prise en main nationale, de la
confiance mutuelle, de la transparence et de la responsabilité.
13. Nous considérons que la poursuite de l’application du Programme d’action de
la Barbade et de la Stratégie de Maurice, ainsi que la mise en œuvre des Modalités
d’action accélérées des petits États insulaires en développement (Orientations de
Samoa) aux fins du développement durable de ces pays devraient être prises en
compte comme il se doit dans le programme de développement pour l’après-2015.
14. Nous constatons que, malgré les efforts considérables des petits États
insulaires en développement et la mobilisation de leurs ressources limitées, les
progrès accomplis par ces pays pour ce qui est d’atteindre les objectifs de
développement arrêtés au niveau international, dont ceux du Millénaire, et de mettre
en œuvre le Programme d’action de la Barbade et la Stratégie de Maurice sont
inégaux et que certains de ces pays ont même régressé sur le plan économique. Un
certain nombre d’obstacles importants restent à surmonter.
15. Nous savons que les effets préjudiciables des changements climatiques
viennent s’ajouter aux difficultés auxquelles se heurtent déjà les petits États
insulaires en développement et constituent un fardeau supplémentaire pour leurs
budgets nationaux et compromettent les efforts qu’ils font pour atteindre les
objectifs de développement durable. Nous prenons note des vues exprimées par les
petits États insulaires en développement, selon lesquelles les ressources financières
disponibles à ce jour ne sont pas suffisantes pour faciliter la mise en œuvre de
projets d’adaptation aux changements climatiques et d’atténuation de ces
changements et nous gardons à l’esprit qu’il arrive que la complexité des procédures
empêche certains petits États insulaires en développement d’accéder aux fonds qui
sont disponibles à l’échelon international. À cet égard, nous nous félicitons que le
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