A/RES/65/187
m) De prendre des mesures efficaces pour empêcher que le consentement de
la victime ne devienne un obstacle à la traduction en justice des auteurs de violences
envers des femmes et des filles, tout en s’assurant que les garanties appropriées sont
en place pour protéger les victimes et que des mesures adéquates et complètes ont
été prises pour assurer leur réadaptation et leur réinsertion dans la société ;
n) D’encourager la levée de tous les obstacles qui entravent l’accès des
femmes à la justice et de faire en sorte que toutes les femmes victimes de violences
bénéficient d’une assistance judiciaire efficace, afin de pouvoir prendre des
décisions éclairées au sujet, entre autres, des procédures judiciaires et des questions
relevant du droit de la famille, et de veiller aussi à ce que les victimes disposent
d’un recours utile et puissent obtenir une juste réparation du tort qu’elles ont subi,
au besoin en adoptant la législation nationale nécessaire ;
o) D’assurer une coopération et une coordination efficaces entre toutes les
parties prenantes, notamment tous les fonctionnaires et les acteurs de la société
civile compétents, en matière de prévention de toutes les formes de violence contre
les femmes et les filles et d’enquête, de poursuite et de répression dans ce domaine ;
p) D’élaborer ou d’améliorer et de diffuser des programmes de formation
spécialisés, notamment des instruments concrets et des directives portant sur les
meilleures pratiques à suivre pour détecter, prévenir et traiter les cas de violence à
l’égard des femmes et des filles et pour protéger et aider les victimes, à l’usage de
tous les acteurs qui ont à s’occuper du problème de la violence contre les femmes et
les filles, ses causes et ses conséquences, en particulier les fonctionnaires de police,
les magistrats, les personnels de santé, les agents des forces de l’ordre et les acteurs
de la société civile, et de faire appel aux statisticiens et aux journalistes ;
q) De renforcer les infrastructures sanitaires et sociales nationales pour
donner plus d’efficacité aux mesures destinées à promouvoir l’accès des femmes
aux services de santé publique dans des conditions d’égalité avec les hommes et
remédier aux conséquences de toutes les formes de violence dirigées contre les
femmes et les filles pour leur santé, y compris en venant en aide aux victimes ;
r)
De créer des centres intégrés qui offrent divers services d’hébergement,
d’aide juridique, de soins de santé, de soutien psychologique et de conseil, entre
autres, aux victimes de toutes les formes de violence à l’encontre des femmes, ou
d’apporter un soutien à ceux qui existent et, lorsqu’il n’est pas encore possible d’en
créer, de favoriser la collaboration et la coordination interinstitutions, de façon à
faciliter l’accès des victimes aux recours ainsi que leur réadaptation physique et
psychologique et leur réinsertion sociale, et d’assurer aussi leur accès à ces
services ;
s)
De veiller à ce que l’administration pénitentiaire et les services chargés
des libérations conditionnelles offrent des programmes de réinsertion appropriés aux
auteurs d’actes de violence, en tant que moyen de prévenir la récidive ;
t)
D’encourager et de nouer des partenariats avec les organisations non
gouvernementales, de femmes en particulier, avec d’autres intervenants pertinents et
avec le secteur privé pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles ;
17. Appelle la communauté internationale, y compris les organismes des
Nations Unies et, le cas échéant, les organisations régionales et sous-régionales, à
soutenir les mesures prises à l’échelon national pour promouvoir l’autonomisation
des femmes et l’égalité des sexes et à renforcer ainsi l’action menée à ce niveau
pour éliminer la violence dirigée contre les femmes et les filles et, compte tenu des
priorités nationales, d’aider les pays qui le demandent à élaborer et à mettre à
8
Seleccionar párrafo de destino3
Conectar a un párrafo
Connect to an entity
Disable highlights
Añadir a la tabla de contenidos