A/RES/59/225
9.
Réaffirme la nécessité d’adopter des politiques et de prendre des mesures
propres à réduire le coût des transferts de fonds des travailleurs expatriés aux pays
en développement et se félicite des efforts déployés par les gouvernements et les
parties prenantes à cet égard ;
10. Note que, si l’investissement étranger direct constitue une source très
importante de financement du développement, les apports de fonds de cette nature à
destination des pays en développement et des pays en transition demeurent inégaux
et, à cet égard, demande aux pays développés de continuer à envisager des mesures
propres à encourager et faciliter, dans les pays d’origine, les flux d’investissements
étrangers directs, notamment par le biais de crédits à l’exportation et autres
instruments de financement, de garanties contre les risques et de services de
développement des entreprises, et demande aux pays en développement et aux pays
en transition de poursuivre leurs efforts pour créer un climat interne propice aux
investissements, en particulier un environnement transparent, stable et prévisible,
garantissant le respect des clauses contractuelles et des droits de propriété ;
11. Rappelle les engagements pris lors de la Conférence internationale sur le
financement du développement d’augmenter les niveaux de l’aide publique au
développement et d’en accroître l’efficacité et, à cet égard, accueille avec
satisfaction les initiatives récentes visant à augmenter l’aide publique au
développement en vue de se rapprocher de l’objectif de 0,7 p. 100 du produit
national brut, ainsi que les progrès annoncés par divers pays, notamment dans
certains cas la fixation d’échéances précises pour atteindre cet objectif, et demande
instamment aux pays développés qui ne l’ont pas encore fait de prendre des mesures
concrètes pour parvenir aux objectifs fixés, à savoir 0,7 p. 100 de leur produit
national brut pour l’aide aux pays en développement et de 0,15 à 0,20 p. 100 du
PNB pour les pays les moins avancés, et encourage les pays en développement à
continuer de s’assurer que l’aide publique au développement est utilisée
efficacement pour contribuer à la réalisation des buts et objectifs de développement ;
12. Note les efforts déployés par les pays donateurs et les pays bénéficiaires
pour améliorer l’efficacité de l’aide, compte tenu des besoins et des priorités du
développement national, y compris grâce à l’application de politiques rationnelles à
tous les niveaux, et souligne que les institutions financières et de développement,
multilatérales et bilatérales, devraient redoubler d’efforts à cet égard, conformément
au Consensus de Monterrey ;
13. Souligne que l’allégement de la dette peut jouer un rôle décisif en
libérant des ressources qui devraient être affectées à des activités visant
l’élimination de la pauvreté, une croissance économique soutenue et un
développement durable, ainsi que la réalisation des objectifs de développement
convenus au niveau international, notamment ceux qui sont énoncés dans la
Déclaration du Millénaire6 ; à cet égard, note avec préoccupation que, malgré
quelques progrès, certains pays qui ont atteint le point d’achèvement de l’Initiative
en faveur des pays pauvres très endettés n’ont pas réussi à rendre leur dette viable à
long terme, et souligne qu’il importe d’encourager des politiques responsables en
matière de prêts et d’emprunts, et qu’il faut aider ces pays à gérer leurs emprunts et
à éviter l’accumulation d’une dette non viable, notamment grâce à des dons et, à cet
égard, note avec satisfaction les travaux que mènent actuellement le Fonds
monétaire international et la Banque mondiale pour mettre au point un cadre
prospectif concernant la viabilité de la dette des pays pauvres très endettés et des
pays à faible revenu, ainsi que les discussions en cours portant sur d’autres
initiatives visant à assurer la viabilité à long terme de la dette, notamment par sa
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