Treizième Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale
A/RES/70/174
infractions peuvent comprendre, selon les cas, la contrebande de pétrole et de ses
dérivés, le trafic de pierres et métaux précieux, l’exploitation minière illégale, la
contrefaçon de marchandises de marque, le trafic d’organes, de sang et de tissus
humains, ainsi que la piraterie et les actes de criminalité transnationale organisée
commis en mer 29.
10. Nous soutenons l’élaboration et la mise en œuvre de processus
consultatifs et participatifs de prévention de la criminalité et de justice pénale,
l’objectif étant d’inciter tous les membres de la société, dont les personnes qui
risquent de devenir délinquantes ou victimes, à rendre nos efforts de prévention plus
efficaces et de créer la confiance vis-à-vis des systèmes de justice pénale. Nous
sommes conscients du rôle et de la responsabilité de premier plan qui nous
reviennent, à tous les niveaux, pour ce qui est de concevoir et d’appliquer des
stratégies de prévention de la criminalité et des politiques de justice pénale à
l’échelle nationale et infranationale. Nous sommes également conscients que, pour
rendre ces stratégies plus efficaces et équitables, nous devrions prendre des mesures
visant à faire participer la société civile, le secteur privé et le monde universitaire,
y compris les instituts composant le réseau du programme des Nations Unies pour la
prévention du crime et la justice pénale, ainsi que les médias et tous les autres
acteurs concernés, à la conception et à l’application de politiques de prévention de
la criminalité. Nous entendons donc :
a)
Prévoir et mettre en œuvre des politiques et programmes complets qui
favorisent le développement socioéconomique et mettent l’accent sur la prévention
de la violence et de la criminalité, notamment urbaine, et soutenir les autres États
Membres dans ces efforts, en particulier par l’échange de données d’expérience et
d’informations pertinentes concernant les politiques et programmes ayant permis de
réduire la criminalité et la violence grâce à des mesures sociales ;
b)
Mettre au point des campagnes de sensibilisation qui transmettent des
valeurs clefs reposant sur l’état de droit et fassent appel à des programmes
pédagogiques, y associer des politiques économiques et sociales favorisant l’équité,
la solidarité et la justice, et aller vers les jeunes pour faire d’eux les agents d’un
changement positif ;
c)
Promouvoir une culture de la légalité fondée sur les droits de l’homme et
l’état de droit mais respectant les identités culturelles, en mettant tout particulièrement
l’accent sur l’enfance et la jeunesse, en cherchant à s’attacher le soutien de la
société civile et en intensifiant nos efforts de prévention et les mesures qui ciblent
les familles, les établissements scolaires, les institutions religieuses et culturelles,
les associations locales et le secteur privé et qui tirent parti de tout le potentiel que
ceux-ci peuvent offrir, afin de nous attaquer aux causes socioéconomiques profondes
de la criminalité ;
d)
Promouvoir la gestion et la résolution des conflits sociaux par le dialogue
et par des mécanismes de participation citoyenne, y compris en sensibilisant les
esprits, en empêchant la victimisation, en resserrant la coopération entre la
population, les autorités compétentes et la société civile, et en favorisant la justice
réparatrice ;
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Au sens que la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale a donné à ce terme dans sa
résolution 22/6 (voir Documents officiels du Conseil économique et social, 2013, Supplément no 10 et
rectificatif (E/2013/30 et Corr.1), chap. I, sect. D).
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