A/RES/56/175 principes humanitaires aux organisations humanitaires présentes au Soudan, notamment le fait que l’accès à ces organisations est interdit, ce qui a porté gravement atteinte à leur sécurité, incité un grand nombre d’entre elles à partir et, de ce fait, entraîné de graves conséquences pour la situation déjà menacée de milliers de personnes vivant dans les zones tenues par eux ; xiii) Les difficultés auxquelles se heurtent le personnel des Nations Unies et le personnel humanitaire dans l’exécution de leur mandat, en raison des enlèvements et des tracasseries qu’ils subissent de la part des deux parties au conflit, des bombardements aériens aveugles et de la reprise des hostilités ; xiv) Les attaques et l’usage de la force par l’Armée et le Mouvement populaires de libération du Soudan contre le personnel des Nations Unies et le personnel humanitaire ; xv) Les mesures que les dirigeants de l’Armée et du Mouvement populaires de libération du Soudan ont prises pour empêcher les notables tribaux, les femmes et les enfants de participer à des rencontres de la société civile telles que la conférence des Nuers; b) Par la persistance des violations des droits de l’homme dans les zones tenues par le Gouvernement soudanais, en particulier : i) Les restrictions à la liberté de religion et les restrictions à la liberté d’expression, notamment les nombreux cas de censure de la presse ; ii) Les restrictions à la liberté politique, malgré l’adoption de la loi sur les associations et les partis politiques qui, en mars 2000, a remplacé la loi de 1998 sur les associations politiques, et l’intensification des activités de certains partis d’opposition ; iii) Les arrestations et détentions arbitraires sans jugement, dont sont victimes notamment les opposants politiques, les défenseurs des droits de l’homme et les journalistes, ainsi que les actes d’intimidation et de harcèlement que les services de sécurité font subir à la population ; iv) Le nouvel amendement à la loi relative aux forces nationales de sécurité, approuvé par le Parlement et entériné par le Président, qui autorise les forces de sécurité à arrêter des personnes et à les détenir pendant une période pouvant aller jusqu’à six mois et trois jours en dehors de tout contrôle judiciaire, et à proroger la détention à titre préventif, et ce pratiquement à l’infini ; v) La précarité des conditions de détention, ainsi que la pratique de la torture et les violations des droits de l’homme par les services de sécurité, de renseignements et de police, tandis que le pouvoir judiciaire est encouragé à exercer un contrôle plus strict sur ces services ; vi) L’usage qui est fait des formes les plus cruelles de châtiment corporel, en contravention des règles et normes relatives aux droits de l’homme ; vii) L’application de la peine de mort au mépris des dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques 2 et des garanties des Nations Unies ; 3. Demande instamment à toutes les parties au conflit qui se poursuit au Soudan : a) De respecter et de protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales, de respecter pleinement le droit international humanitaire, en 5

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