A/RES/54/132
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partout dans le monde une aggravation du problème de la drogue, qui menace gravement la santé, la sécurité
et le bien-être de l’humanité tout entière, en particulier les jeunes, dans tous les pays, entrave le développement, y compris les efforts visant à réduire la misère, met en danger la stabilité socioéconomique et
politique et les institutions démocratiques, impose aux gouvernements qui le combattent une charge
économique de plus en plus lourde, compromet la sécurité et la souveraineté des États, porte atteinte à la
dignité et aux espoirs de millions d’individus et de leur famille et cause d’irréparables pertes en vies
humaines,
Préoccupée par le fait que la demande, la production et le trafic de drogues et de substances
psychotropes illicites continuent de faire peser une grave menace sur les systèmes socioéconomiques et
politiques, la stabilité, la sécurité et la souveraineté nationales d’un nombre croissant d’États, en particulier
ceux qui se trouvent impliqués dans des conflits et des guerres, et craignant que le trafic de drogues ne rende
plus difficile la solution des conflits,
Vivement alarmée par la violence et le pouvoir économique croissants qu’exercent les organisations
criminelles et les groupes terroristes qui se livrent au trafic de drogues et autres activités criminelles telles
que le blanchiment de l’argent et le trafic illicite d’armes, de précurseurs et de produits chimiques essentiels,
ainsi que par le développement des relations transnationales entre ces organisations et groupes, et estimant
qu’une coopération internationale et la mise en œuvre de stratégies efficaces fondées sur les conclusions de
la vingtième session extraordinaire de l’Assemblée générale s’imposent pour venir à bout des activités
criminelles transnationales sous toutes leurs formes,
Persuadée que la session extraordinaire a grandement contribué à l’élaboration d’un nouveau cadre
global de coopération internationale prévoyant une approche intégrée et équilibrée et comportant des
stratégies, mesures, méthodes, activités pratiques et buts et objectifs spécifiques à atteindre, que tous les
États, le système des Nations Unies et d’autres organisations internationales doivent les mettre en œuvre au
moyen de mesures concrètes et qu’il conviendrait d’inviter les institutions financières internationales, telles
que la Banque mondiale et les banques régionales de développement, à inclure dans leurs programmes
respectifs des mesures de lutte contre le problème mondial de la drogue en tenant compte des priorités de
chaque État,
Convaincue que la société civile, y compris les organisations non gouvernementales, peut contribuer
efficacement à la solution du problème mondial de la drogue et devrait jouer un rôle actif en la matière,
Soulignant l’importance de l’adoption du Plan d’action pour la mise en œuvre de la Déclaration sur les
principes fondamentaux de la réduction de la demande de drogues figurant en annexe à la présente résolution,
qui prévoit une approche globale, estimant que la réalisation d’un nouvel équilibre entre la réduction de la
demande et de l’offre illicite, selon le principe du partage des responsabilités, vise à empêcher l’usage des
drogues et à limiter les conséquences néfastes de l’abus de drogues, eu égard tout spécialement aux groupes
vulnérables, en particulier les jeunes, et constitue l’un des éléments indispensables de la nouvelle stratégie
mondiale ainsi qu’une initiative importante prise dans le cadre de la Décennie des Nations Unies contre la
drogue, 1991-2000, et réaffirmant la nécessité de mettre au point des programmes visant à réduire la
demande,
Soulignant également l’importance de la réduction de l’offre en tant que partie intégrante d’une stratégie
équilibrée de lutte contre la drogue, conformément aux principes énoncés dans le Plan d’action sur la
coopération internationale pour l’élimination des cultures de plantes servant à fabriquer des drogues illicites
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