A/RES/56/135
fassent l’objet d’attaques et d’enlèvements et garantir leur sécurité, demande aux
États de mener des enquêtes approfondies sur tous les actes criminels commis contre
le personnel humanitaire et d’en traduire les responsables en justice, et engage les
organismes d’aide et leur personnel à respecter les lois et règlements des pays où ils
mènent leurs activités ;
17. Demande au Haut Commissariat, à l’Organisation de l’unité africaine,
aux organisations sous-régionales et à tous les États africains, agissant en
collaboration avec les organismes des Nations Unies, les organisations
intergouvernementales et non gouvernementales et la communauté internationale, de
renforcer et revitaliser les partenariats existants et d’en nouer de nouveaux pour
soutenir le régime international de protection des réfugiés ;
18. Demande au Haut Commissariat, à la communauté internationale et aux
autres entités intéressées d’intensifier leur appui aux gouvernements africains par
des activités propres à renforcer leurs capacités, et notamment des activités de
formation, la diffusion d’informations sur les instruments et principes applicables
aux réfugiés, la fourniture de services financiers, techniques et consultatifs pour
accélérer la promulgation de lois concernant les réfugiés ou la modification des lois
existantes, ainsi que leur application, et le renforcement de leur capacité
d’intervention en cas d’urgence et de leur aptitude à coordonner les activités
humanitaires ;
19. Réaffirme le droit au retour et le principe du rapatriement librement
consenti, demande instamment aux pays d’origine et aux pays d’asile de créer des
conditions propices au rapatriement librement consenti et, tout en considérant que
celui-ci demeure la meilleure des solutions, estime que l’intégration sur place et la
réinstallation dans un pays tiers sont aussi des formules viables pour remédier à la
situation des réfugiés africains qui, en raison des conditions qui règnent dans leur
pays d’origine, ne sont pas en mesure de retourner dans leurs propres foyers ;
20. Note avec satisfaction que des millions de réfugiés sont retournés de leur
plein gré dans leur pays grâce aux opérations de rapatriement et de réinsertion
menées à bien par le Haut Commissariat, avec le concours des pays d’accueil et des
pays d’origine, et espère vivement que d’autres programmes aideront à assurer le
rapatriement librement consenti et la réinsertion de tous les réfugiés en Afrique ;
21. Engage la communauté internationale à répondre favorablement, dans un
esprit de solidarité et d’entraide, aux demandes des réfugiés africains désireux de se
réinstaller dans des pays tiers, et constate avec satisfaction que certains pays
africains ont offert à l’intention des réfugiés des possibilités de réinstallation sur
leur territoire ;
22. Félicite le Haut Commissariat des programmes qu’il a menés, en
collaboration avec les gouvernements des pays d’accueil, l’Organisation des Nations
Unies, les organisations non gouvernementales et la communauté internationale,
pour tenter de remédier à l’impact sur l’environnement de la présence de
populations de réfugiés ;
23. Demande à la communauté internationale des donateurs d’apporter son
aide matérielle et financière à la mise en œuvre des programmes visant à régénérer
l’environnement et remettre en état les infrastructures qui ont pâti de la présence de
réfugiés dans les pays d’asile ;
24. Se déclare préoccupée par la longueur du séjour des réfugiés dans
certains pays africains, et demande au Haut Commissariat de suivre de près ses
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