A/HRC/RES/51/32
esclaves sont − et auraient toujours dû être − des crimes contre l’humanité, tient compte des
séquelles laissées par certains des chapitres les plus effroyables de l’histoire de l’humanité et
contient un appel global à l’action, et notamment à l’adoption de mesures visant à offrir des
recours aux victimes du racisme, à renforcer les activités d’information et de sensibilisation,
à lutter contre la pauvreté et la marginalisation et à garantir un développement durable
partagé,
Réaffirmant que la traite transatlantique des Africains réduits en esclavage et le
colonialisme ont constitué des violations graves du droit international et que les États doivent
accorder des mesures de réparation proportionnées aux préjudices commis et s’employer à
transformer les structures de la société qui perpétuent les injustices du passé, notamment en
matière de maintien de l’ordre et d’administration de la justice,
Notant que certains États ont pris l’initiative de présenter des excuses ou ont versé des
réparations, s’il y avait lieu, pour des violations graves et massives qui avaient été commises
du fait de l’esclavage, de la traite des esclaves, du colonialisme, de l’apartheid, de génocides
et des tragédies passées, soulignant que ceux qui n’ont pas encore exprimé des remords ou
présenté des excuses devraient trouver les moyens appropriés de concourir au rétablissement
de la dignité des victimes, et demandant à tous les États concernés qui ne l’ont pas encore
fait d’exercer une justice réparatrice, notamment de trouver les moyens de remédier aux
injustices raciales du passé afin de contribuer à élever et à reconnaître la dignité des pays
touchés et de leurs populations,
Constatant avec préoccupation que, comme le public connaît mal la teneur de la
Déclaration et du Programme d’action de Durban, il a été très difficile de susciter la volonté
politique nécessaire à l’application pleine et effective de ce document,
Considérant que le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance
qui y est associée entravent gravement l’exercice des droits de l’homme et nécessitent donc
une réponse concertée et globale des États,
Considérant également que, parmi les victimes du racisme, figurent non seulement
toutes les personnes qui ont été touchées, directement ou indirectement, par les actes racistes
commis par des acteurs étatiques et non étatiques, comme les groupes paramilitaires
d’autodéfense et de suprémacistes blancs, et non seulement celles qui ont été tuées, mais
aussi celles qui ont survécu et qui vivent avec un traumatisme ou un handicap,
Considérant en outre qu’il importe d’appliquer intégralement la Déclaration et le
Programme d’action de Durban, et soulignant qu’il faut rationaliser et améliorer l’efficacité
des mécanismes de suivi existants et sensibiliser encore le public afin de le mobiliser
davantage,
Prenant note des efforts déployés aux niveaux international, régional et national, se
félicitant des progrès accomplis dans l’application des dispositions de la Déclaration et du
Programme d’action de Durban depuis l’adoption du document, et accueillant avec
satisfaction toutes les mesures positives et efficaces que les États ont prises en vue de son
application effective et intégrale, notamment l’adoption de réformes constitutionnelles et
législatives et de plans d’action nationaux et autres mesures et politiques nationales, la
participation aux mécanismes de suivi et le soutien apporté à ces mécanismes, la prise en
compte systématique de la question de l’égalité raciale par les instances internationales et la
promotion d’initiatives régionales, internationales et multipartites dans les domaines relatifs
à la Déclaration et au Programme d’action de Durban,
Accueillant avec satisfaction la déclaration politique adoptée à la réunion de haut
niveau de l’Assemblée générale organisée à l’occasion du vingtième anniversaire de
l’adoption de la Déclaration et du Programme d’action de Durban, le 22 septembre 2021, au
cours de laquelle les chefs d’État et de gouvernement se sont déclarés fermement résolus à
mobiliser la volonté politique nécessaire à la mise en œuvre intégrale et effective de la
Déclaration et du Programme d’action de Durban et de ses mécanismes suivi2,
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Voir la résolution 76/1 de l’Assemblée générale.
GE.22-16570