A/RES/52/97
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d'expérience et d'enseignements acquis par les différents pays en matière de protection et de promotion
des droits et du bien-être des travailleuses migrantes,
Prenant note des résultats de la Réunion du Groupe d'experts sur la violence à l'égard des
travailleuses migrantes, qui s'est tenue à Manille du 27 au 31 mai 1996, et des observations y relatives
formulées par des États Membres et des organisations internationales compétentes,
Notant qu'un grand nombre de femmes de pays en développement et de certains pays en transition
continuent de tenter leur chance dans des pays mieux nantis pour subvenir à leurs besoins et à ceux de
leur famille, du fait de la pauvreté, du chômage et d'autres problèmes socioéconomiques, et consciente
du devoir qu'ont les États d'origine de s'efforcer d'instaurer les conditions voulues pour fournir des emplois
à leurs ressortissants et assurer leur sécurité,
Consciente des avantages économiques que tirent les États d'origine et les États d'accueil de l'emploi
de travailleuses migrantes,
Reconnaissant l'importance de la concertation et de la collaboration aux niveaux bilatéral, régional,
interrégional et international pour la protection et la promotion des droits et du bien-être des travailleuses
migrantes,
Soulignant l'importance du rôle des organes compétents des Nations Unies créés en vertu
d'instruments internationaux dans le suivi de la mise en œuvre des conventions relatives aux droits de
l'homme et l'application des procédures spéciales entrant dans le cadre de leurs mandats respectifs pour
la lutte contre le problème de la violence à l'égard des travailleuses migrantes et la protection et la
promotion de leurs droits et de leur bien-être,
1.
Prend acte du rapport du Secrétaire général sur la violence à l'égard des travailleuses migrantes6;
2. Encourage les gouvernements concernés, en particulier ceux des pays d'origine et ceux des pays
d'accueil, à élaborer, selon qu'il conviendra, des méthodes de collecte systématique de données et à mettre
à jour et échanger leurs informations sur la violence à l'égard des travailleuses migrantes;
3. Engage les gouvernements concernés, en particulier ceux des pays d'origine et ceux des pays
d'accueil, à intensifier leurs efforts pour promouvoir et protéger les droits et le bien-être des travailleuses
migrantes, notamment au moyen d'une coopération soutenue aux niveaux bilatéral, régional, interrégional
et international, en élaborant des stratégies et des activités communes et en tenant compte des méthodes
novatrices et de l'expérience des différents États Membres;
4. Engage également les gouvernements concernés, en particulier ceux des pays d'origine et ceux
des pays d'accueil, à soutenir, notamment au moyen d'un financement suffisant, des programmes visant
à renforcer les mesures préventives, particulièrement l'information des groupes cibles, l'éducation et les
campagnes de sensibilisation de la population aux niveaux national et local, en coopération avec des
organisations non gouvernementales;
5. Encourage les gouvernements concernés, en particulier ceux des pays d'origine et ceux des pays
d'accueil, à soutenir des programmes de formation à l'intention des fonctionnaires qui ont à s'occuper du
problème de la violence à l'égard des travailleuses migrantes, notamment des fonctionnaires chargés de
l'application de la loi pour ce qui est de l'aide aux travailleuses migrantes victimes d'actes de violence,
de la notification des cas de violence et de la poursuite des coupables, à offrir des services consulaires,
des conseils, des services juridiques et une protection sociale suffisants, et à envisager d'adopter des
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