A/HRC/RES/56/4
Conscient du fait que la mondialisation ouvre de nouvelles possibilités de croissance
et de développement, mais qu’elle suscite également des difficultés, notamment des
inégalités croissantes, une pauvreté généralisée, du chômage, une désintégration sociale et
des risques écologiques, qui exigent une coordination accrue et une prise de décisions
collective au niveau mondial,
Réaffirmant qu’il est crucial d’accroître les ressources allouées à l’aide publique au
développement, rappelant que les pays industrialisés se sont engagés à consacrer 0,7 % de
leur revenu national brut à l’aide publique au développement et considérant la nécessité de
disposer de ressources nouvelles et supplémentaires pour financer les programmes de
développement des pays en développement,
Soulignant l’engagement pris par les États dans le Programme 2030 en faveur d’un
partenariat mondial redynamisé pour le développement durable, dans un esprit de solidarité
mondiale, en particulier avec les plus pauvres et les plus vulnérables,
Affirmant que la réalisation des objectifs de développement durable et celle du droit
au développement exigent une approche, un état d’esprit et un mode d’action plus avisés,
fondés sur le sentiment d’appartenance à la collectivité et sur la solidarité internationale,
Déterminé à faire en sorte que de nouvelles étapes soient franchies dans l’engagement
de la communauté internationale de sorte que des progrès sensibles soient accomplis dans
l’action menée en faveur des droits de l’homme, grâce à un effort accru et soutenu de
coopération et de solidarité internationales,
Considérant que la promotion et la protection des droits de l’homme doivent être
fondées sur les principes de la coopération et du dialogue authentique et tendre à renforcer
l’aptitude des États Membres à s’acquitter des obligations qui leur incombent en matière de
droits de l’homme dans l’intérêt de tous les êtres humains,
Soulignant, à la lumière de l’expérience acquise au cours de la pandémie de maladie
à coronavirus (COVID-19), que les mesures visant à contenir, atténuer et surmonter les
futures pandémies et leurs conséquences devraient être axées sur l’être humain, tenir compte
des questions de genre, respecter pleinement les droits de l’homme, être
multidimensionnelles, coordonnées, inclusives, novatrices, rapides et décisives à tous les
niveaux, grâce à la coopération internationale, à l’unité, à la solidarité et à l’action collective,
et reposer sur une approche multilatérale et sur des institutions internationales solides,
Affirmant la nécessité de réunir et de diffuser les bonnes pratiques et les expériences
concluantes de solidarité internationale provenant d’États et d’acteurs non étatiques à tous
les niveaux, dans le contexte des efforts de relèvement après la pandémie,
Résolu à œuvrer pour faire en sorte que les générations présentes prennent pleinement
conscience de leurs responsabilités envers les générations futures, et qu’il soit possible de
créer un monde meilleur dans lequel les générations futures pourront jouir d’un
environnement propice à leur santé et à leur bien-être,
1.
Réaffirme la reconnaissance, dans la Déclaration du Millénaire, de la solidarité
comme étant une valeur fondamentale devant sous-tendre les relations internationales au
XXIe siècle, en affirmant que les problèmes mondiaux doivent être gérés de telle façon que
les coûts et les charges soient équitablement répartis, conformément aux principes
fondamentaux de l’équité et de la justice sociale, et que ceux qui souffrent ou qui sont
particulièrement défavorisés méritent une aide de la part de ceux qui sont le plus favorisés ;
2.
Réaffirme que la solidarité internationale ne se limite pas à l’assistance et à la
coopération internationales, à l’aide, à la charité ou à l’assistance humanitaire ; elle repose
sur des notions et des principes plus larges, dont la viabilité des relations internationales,
en particulier des relations économiques internationales, la coexistence pacifique de tous les
membres de la communauté internationale, la constitution de partenariats égalitaires et le
partage équitable des avantages et des charges ;
3.
Se dit à nouveau déterminé à contribuer à ce que les problèmes mondiaux
actuels soient réglés au moyen d’une coopération internationale renforcée, à ce que les
conditions voulues soient créées pour que les besoins et intérêts des générations futures ne
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GE.24-12703