Les droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement
A/RES/74/141
constituent d’importantes occasions de mieux faire connaître, entre autres questions,
les droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement et les défis qui restent à
relever en la matière,
Rappelant également la Déclaration de Rio sur l’environnement et le
développement de juin 1992 14 et sa résolution 66/288 du 27 juillet 2012 intitulée
« L’avenir que nous voulons » et soulignant l’importance capitale de l’eau et de
l’assainissement pour les trois dimensions du développement durable,
Prenant note des engagements et des initiatives visant à promouvoir les droits
de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement, pris lors des récentes conférences
et réunions régionales et sous-régionales,
Affirmant qu’il importe de continuer à améliorer la disponibilité de données
ventilées de qualité, accessibles, actualisées et fiables sur les progrès accomplis en
matière de services d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement, at tendu
que ces données sont un moyen indispensable pour les États de planifier, de mettre en
œuvre et de suivre la réalisation progressive des droits de l’homme à l’eau potable et
à l’assainissement pour tous, sans discrimination,
Saluant l’action menée par l’Organisation mondiale de la Santé et le Fonds des
Nations Unies pour l’enfance, décrite dans le rapport de 2019 publié par le
Programme commun OMS/UNICEF de suivi de l’approvisionnement en eau, de
l’assainissement et de l’hygiène et portant sur les progrès accomplis à cet égard 15, et
notant que ce programme dispose d’une vaste base de données mondiale et a élaboré
des normes mondiales visant à évaluer les progrès, tout en ayant conscience du fait
que les chiffres officiels, très souvent, ne rendent pas pleinement compte de toutes les
dimensions des droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement,
Prenant note du fait qu’au niveau mondial, entre 2000 et 2017, selon le
Programme commun de suivi, le pourcentage de la population recourant à des services
d’approvisionnement en eau potable sûrs est passé de 61 à 71 pour cent et celui de la
population recourant à des services d’approvisionnement e n eau potable de base a été
ramené de 20 à 19 pour cent, et se félicitant que le pourcentage de la population
recourant à des services d’assainissement gérés de façon sûre soit passé de 28 à 45
pour cent et que celui de la population recourant à des servic es d’assainissement de
base soit passé de 28 à 29 pour cent,
Vivement préoccupée par le fait que près de 10 ans après l’adoption de la
résolution 64/292, 785 millions de personnes n’ont toujours pas accès aux services
d’approvisionnement en eau potable de base et 144 millions de personnes continuent
de puiser de l’eau provenant directement de sources d’eau de surface, soit au total
11 pour cent de la population mondiale, tandis que 2 milliards de personnes ne
bénéficient toujours pas des services sanitaires de base et 673 millions pratiquent
encore la défécation en plein air, soit 26 pour cent de la population mondiale,
Vivement préoccupée également par l’absence d’accès à des services adéquats
d’approvisionnement en eau et d’assainissement et ses conséquences désastreuses
pour les situations sanitaires durant les situations d’urgence et de crise d’ordre
humanitaire, y compris en période de conflit et en cas de catastrophe naturelle, et
sachant que les personnes vivant dans les pays touchés par les conflits armés et les
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Rapport de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, Rio de
Janeiro, 3-14 juin 1992, vol. I, Résolutions adoptées par la Conférence (publication des Nations
Unies, numéro de vente : F.93.I.8 et rectificatif), résolution 1, annexe I.
Organisation mondiale de la Santé/Fonds des Nations Unies pour l’enfance, Progress on
Household Drinking Water, Sanitation and Hygiene 2000-2007: Special Focus on Inequalities
(Genève, 2019).
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