A/RES/55/113
Exprimant son soutien aux forces démocratiques et aux organisations non
gouvernementales pour leur rôle dans la promotion et la protection des droits de
l’homme et le renforcement de la société civile, et notant à cet égard les possibilités
qu’offre le Pacte de stabilité pour l’Europe du Sud-Est, adopté à Cologne
(Allemagne) le 10 juin 1999,
Se félicitant que la République fédérale de Yougoslavie ait été admise à
participer, dans le cadre du Pacte de stabilité pour l’Europe du Sud-Est, aux
délibérations de la Table ronde régionale réunie en session extraordinaire à Bucarest
le 26 octobre 2000,
Notant combien il importe de respecter les droits de toutes les personnes
appartenant à des minorités,
Sachant gré au Bureau du Haut Représentant, au Haut Commissariat des
Nations Unies aux droits de l’homme, au Haut Commissariat des Nations Unies pour
les réfugiés, au Rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme et à
d’autres organismes des Nations Unies, à l’Organisation pour la sécurité et la
coopération en Europe, au Conseil de l’Europe, à la Mission de surveillance de la
Communauté européenne, aux gouvernements ainsi qu’aux organisations
intergouvernementales et organisations non gouvernementales du rôle qu’ils ont joué
dans la région en 2000,
Rappelant les résolutions du Conseil de sécurité 1160 (1998) du 31 mars 1998,
1199 (1998) du 23 septembre 1998, 1203 (1998) du 24 octobre 1998, 1239 (1999)
du 14 mai 1999 et 1244 (1999) du 10 juin 1999, ainsi que les principes généraux
figurant en annexe à ladite résolution, la déclaration faite le 24 mars 1998 par le
Président de la Commission des droits de l’homme à la cinquante-quatrième session
de la Commission 8, les résolutions 1998/79 et 1999/2 de la Commission en date du
22 avril 1998 9 et du 13 avril 1999 10, respectivement, et le rapport du Haut
Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, en date du 27 septembre
1999, sur la situation des droits de l’homme au Kosovo 11,
Rappelant également sa condamnation de l’offensive militaire serbe contre la
population civile du Kosovo, qui a entraîné des crimes de guerre et des violations
flagrantes des droits de l’homme internationaux et du droit international humanitaire
commis contre les Kosovars,
Condamnant toutes les violations des droits de l’homme qui ont été perpétrées
au Kosovo par des extrémistes albanais de souche et qui ont touché tous les groupes
ethniques du Kosovo, en particulier le harcèlement et les meurtres de Serbes de
souche, de Rom et de membres d’autres minorités du Kosovo,
Notant avec préoccupation que toute la population du Kosovo a été touchée
par le conflit et ses séquelles, et soulignant que chacune des minorités nationales,
ethniques, religieuses ou linguistiques du Kosovo doit jouir de ses droits pleinement
et sur un pied d’égalité, sans aucune discrimination,
8
Voir Documents officiels du Conseil économique et social, 1998, Supplément no 3 (E/1998/23), chap. III,
sect. E, par. 28.
9
Ibid., chap. II, sect. A.
10
Ibid., 1999, Supplément no 3 (E/1999/23), chap. II, sect. A.
11
E/CN.4/2000/10.
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