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65. Pour contribuer à cet effort, le Bureau de la Représentante spéciale et
l’UNICEF ont réalisé une enquête d’opinion en ligne afin de recueillir l’avis des
jeunes sur les enfants en déplacement. La violence est source de nombreuses
préoccupations. Selon les premiers résultats, 36 % des personnes interrogées en
Amérique latine estiment que la violence est la principale cause poussant les enfants
à fuir leur pays, et plus de la moitié considèrent que la violence, la maltraitance et
l’exploitation sont les problèmes les plus graves, tandis que 24 % se déclarent
principalement préoccupés par la violence sexuelle. Quand on les interroge sur ce
que les autorités devraient faire, la moitié des personnes interrogées considèrent
qu’il faudrait améliorer les conditions de vie dans les pays d ’origine, 19 % que les
enfants devraient avoir le droit de rester dans leur pays de destination et seulement
3 % que l’expulsion est une bonne solution.
66. Libérer les enfants de la violence est un impératif éthique et juridique qui
exige une application stricte des normes internationales en la matière, et il est
crucial de garantir les droits de tous les enfants re levant de la juridiction de l’État,
notamment les enfants demandeurs d’asile, réfugiés, migrants et apatrides.
L’élaboration de pactes mondiaux sur les réfugiés et les migrations est une occasion
unique de promouvoir le renforcement des institutions de pro tection de l’enfance, de
garantir l’accès des enfants aux soins et à la sécurité, d’encourager les solutions
durables, de détecter rapidement les risques et d’y parer ainsi que de lutter contre
l’impunité.
III. Intégrer la protection des enfants contre la violence
dans les politiques nationales
67. La Représentante spéciale continue d’apporter tout son appui au renforcement
des efforts nationaux de protection des enfants contre la violence, notamment en se
rendant au Brésil, au Chili, en Équateur, au Honduras, en Indonésie, au Malawi, en
Malaisie, au Mexique, au Panama, en République de Corée et en Thaïlande. Ces
visites ont contribué à renforcer les cadres politiques visant à prévenir et combattre
la violence, à soutenir l’élaboration et l’application de lois interdisant toutes les
formes de violence, à promouvoir le regroupement des données et des recherches
afin d’orienter l’action, à maintenir le rythme des progrès accomplis et à en assurer
le suivi.
68. En Indonésie, la protection des enfants contre la violence est une priorité
essentielle du plan national de développement. La stratégie nationale pour
l’élimination de la violence à l’encontre les enfants joue un rôle central dans les
progrès accomplis vers la réalisation des objectifs de développement durable et est
complétée par des dispositifs de protection sociale innovants qui promeuvent
l’appui aux parents, aident les filles à poursuivre leur scolarité et préviennent les
mariages précoces.
69. Au Malawi, la réponse politique à l’enquête nationale de 2015 sur la violence
à l’encontre des enfants a permis de mettre l’accent sur la protection des enfants
contre les pratiques traditionnelles néfastes, notamment les rites d ’initiation et les
attaques contre les enfants atteints d’albinisme. Cette enquête a également attiré
l’attention, au niveau national, sur la forte prévalence des mariages d ’enfants et sur
l’importance de laisser les filles poursuivre leur scolarité. Elle a également
contribué à renforcer l’intérêt des responsables traditionnels et locaux p our la
question, dont le rôle est déterminant pour prévenir et combattre la violence, ainsi
que pour assurer le suivi des progrès accomplis. En outre, ces responsables locaux
ont promulgué des règlements interdisant le mariage d ’enfants et d’autres pratiques
traditionnelles néfastes, et appuyant le retour à l’école des enfants mariés. Les
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