A/RES/55/82 Vivement alarmée par la récente intensification des activités des groupes et organisations néonazis, Notant avec préoccupation que ces groupes et organisations exploitent de plus en plus les possibilités offertes par le progrès scientifique et technologique, y compris le réseau informatique mondial qu’est l’Internet, pour répandre une propagande raciste et xénophobe visant à inciter à la haine raciale et pour recueillir des fonds afin de financer de violentes campagnes contre les sociétés multiethniques partout dans le monde, Constatant que l’utilisation de ces technologies peut également contribuer à la lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, Se déclarant vivement préoccupée par l’essor, dans de nombreuses parties du monde, de doctrines prônant la discrimination raciale ou l’exclusivisme ethnique et par la coordination croissante des activités de leurs adeptes dans des sociétés entières, Rappelant ses résolutions 2331 (XXII) du 18 décembre 1967, 2545 (XXIV) du 11 décembre 1969, 35/200 du 15 décembre 1980, 36/162 du 16 décembre 1981, 37/179 du 17 décembre 1982, 38/99 du 16 décembre 1983, 39/114 du 14 décembre 1984, 41/160 du 4 décembre 1986 et 43/150 du 8 décembre 1988, Rappelant également les résolutions de la Commission des droits de l’homme 1983/28 du 7 mars 1983 1, 1984/42 du 12 mars 1984 2, 1985/31 du 13 mars 1985 3, 1986/61 du 13 mars 1986 4, 1988/63 du 10 mars 1988 5 et 1990/46 du 6 mars 1990 6, Prenant en considération le rapport du Rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme chargé d’examiner les questions se rapportant aux formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée 7, Se félicitant de la convocation à Durban (Afrique du Sud), du 31 août au 7 septembre 2001, de la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, 1. Condamne à nouveau résolument les programmes et activités politiques fondés sur des doctrines de supériorité qui reposent sur la discrimination raciale ou l’exclusivisme ethnique et la xénophobie, notamment sur le néonazisme, qui entraînent des violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales; 2. Se déclare résolue à s’opposer aux programmes et activités politiques de ce type qui sont de nature à compromettre l’exercice des droits de l’homme et des libertés fondamentales et la jouissance de l’égalité des chances; 3. Exhorte les États à prendre toutes les mesures possibles, conformément aux obligations auxquelles ils ont souscrit en vertu des instruments internationaux 1 Voir Documents officiels du Conseil économique et social, 1983, Supplément no3 et rectificatif (E/1983/13 et Corr.1), chap. XXVII, sect. A. 2 Ibid., 1984, Supplément no4 et rectificatif (E/1984/14 et Corr.1), chap. II, sect. A. 3 Ibid., 1985, Supplément no2 (E/1985/22), chap. II, sect. A. 4 Ibid., 1986, Supplément no2 (E/1986/22), chap. II, sect.. A. 5 Ibid., 1988, Supplément no2 et rectificatif (E/1988/12 et Corr.1), chap. II, sect. A. 6 Ibid., 1990, Supplément no2 et rectificatif (E/1990/22 et Corr.1), chap. II, sect. A. 7 Voir A/55/304. 2

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