A/HRC/RES/46/19 Sachant que le droit à l’alimentation a été reconnu comme étant le droit de toute personne, seule ou en communauté avec d’autres, d’avoir physiquement et économiquement accès en tout temps à des aliments en quantité suffisante qui soient adéquats, nutritifs et conformes, notamment, à sa culture, ses croyances, ses habitudes alimentaires et ses préférences, et soient produits et consommés de façon durable, afin de préserver l’accès des générations futures à la nourriture, Réaffirmant que l’instauration, aux niveaux national et international, d’un environnement politique, social et économique pacifique, stable et favorable est indispensable pour que les États puissent accorder la priorité qui convient à la sécurité alimentaire et à l’élimination de la pauvreté, Déterminé à franchir une nouvelle étape dans l’engagement de la communauté internationale en vue d’accomplir des progrès sensibles dans la réalisation du droit à l’alimentation grâce à un effort accru et soutenu de coopération et de solidarité internationales afin de construire une communauté d’avenir partagé pour l’humanité, Rappelant, comme il est dit dans la Déclaration de Rome sur la sécurité alimentaire mondiale et dans la Déclaration du Sommet mondial de l’alimentation : cinq ans après, que la nourriture ne doit pas être utilisée comme instrument de pression politique ou économique, et réaffirmant à ce propos l’importance de la coopération et de la solidarité internationales et la nécessité de se garder de prendre des mesures unilatérales qui soient contraires au droit international et à la Charte des Nations Unies et qui compromettent la sécurité alimentaire et nutritionnelle, Réaffirmant que la responsabilité de la sécurité alimentaire incombe aux pays et que tout programme visant à relever les défis posés par la sécurité alimentaire doit être formulé, élaboré, pris en charge et conduit par les pays et prendre appui sur une concertation avec toutes les principales parties prenantes, et mesurant la détermination à renforcer le dispositif multilatéral aux fins de l’affectation des ressources et de la promotion des politiques consacrées à la lutte contre la faim et la malnutrition, Conscient que l’insécurité alimentaire est un phénomène complexe dont la résurgence est probable en raison de la conjugaison de plusieurs facteurs importants, comme les incidences de la crise financière et économique mondiale, la dégradation de l’environnement, la désertification et les effets des changements climatiques à l’échelle planétaire, sans oublier la pauvreté, les catastrophes naturelles, les conflits armés, la sécheresse, l’instabilité excessive du cours des produits de base et le fait que bien des pays, en particulier les pays en développement, y compris les pays en développement sans littoral, les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement, ne disposent pas des technologies, des investissements et des compétences nécessaires pour faire face aux conséquences de cette insécurité alimentaire, et ayant à l’esprit que les institutions internationales doivent collaborer entre elles et mener une action cohérente au niveau mondial, Profondément préoccupé par le nombre et l’ampleur des catastrophes naturelles ou provoquées par l’homme, des maladies et des infestations parasitaires, ainsi que par les effets négatifs des changements climatiques et leurs répercussions croissantes depuis quelques années qui, en conjonction avec d’autres facteurs, entraînent des pertes substantielles en vies humaines et en moyens d’existence, et mettent en danger la production agricole et la sécurité alimentaire, en particulier dans les pays en développement, Constatant dans ce contexte que la crise liée à la maladie à coronavirus (COVID-19) exacerbe l’insécurité alimentaire, notamment par ses répercussions dévastatrices sur les moyens de subsistance des populations, l’agriculture et les systèmes alimentaires, les chaînes de valeur, les prix des denrées alimentaires, la nutrition et la sécurité alimentaire, Constatant également qu’une action urgente est nécessaire pour lutter contre l’insécurité alimentaire des couches les plus pauvres et les plus marginalisées de la population, et que des mesures de soutien immédiat pour satisfaire les besoins nutritionnels de ces personnes devraient être mises en place, notamment la fourniture d’une aide alimentaire et nutritionnelle, selon qu’il convient, 2 GE.21-04328

Sélectionner le paragraphe cible3