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reprise par des athlètes de football et de basket-ball dans différents pays. Aux ÉtatsUnis, la Women’s National Basketball Association a fait de l’exigence d’une justice
sociale un élément central de ses activités publiques, notamment en organisant des
actions et en arborant des vêtements siglés « Black Lives Matter ».
E.
Source persistante d’inquiétude : « Si vous ne nous comptez pas,
nous ne comptons pas ».
54. Plusieurs États ont inclus des questions relatives à l’auto -identification des
personnes d’ascendance africaine dans leurs recensements nationaux, et des études et
enquêtes de grande envergure sur les disparités raciales fortement enracinées ont été
menées en Europe et en Amérique latine 39. Dans les pays disposant de données
ventilées par race, il a été possible de mettre en évidence le problème du racisme
institutionnel et des disparités raciales, et de s’y attaquer. Dans les pays qui n’en
disposent pas, leur absence est un facteur important qui masque la discrimina tion
systémique dont sont victimes les personnes d’ascendance africaine. La crise sanitaire
due à la COVID-19 en a été une parfaite illustration. Rares sont les États qui ont
publié dès le début des données ventilées par race ; même ceux qui avaient pour
habitude de conserver de telles données ou de faciliter l’auto -identification raciale
dans les documents administratifs n’ont pas traité ces informations ni révélé sur -lechamp des données fondées sur la race lors de la pandémie de COVID -19, opposant
souvent une fin de non-recevoir ou n’acceptant finalement de le faire qu’en réponse
aux sollicitations de la société civile. Cette situation est particulièrement
préoccupante car il a été établi presque immédiatement que la pandémie affecterait de
façon démesurée les personnes d’ascendance africaine dans le monde entier – et c’est
du reste ce qui s’est produit.
55. Dans certains États, il a de ce fait été difficile, faute de données ventilées et de
volonté politique, de veiller à ce que les personnes d’ascendance afr icaine profitent
des mesures en faveur du développement et des réformes. En Argentine, par exemple,
l’occultation des Afro-Argentins dans le discours politique et le manque de données
pertinentes ventilées par race les a empêchés de sortir de leur conditio n de migrants
et de s’épanouir au sein de la société.
VI. Conclusions et recommandations
56. Le Groupe de travail remercie les États Membres, ainsi que les représentants des
organisations internationales et de la société civile pour leur participation active. Il
remercie également les orateurs invités pour leurs observations et analyses.
A.
Conclusions
57. Les personnes d’ascendance africaine sont depuis longtemps confrontées au
racisme systémique et à la discrimination raciale qu’exercent à leur encontre les
acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux, en dépit des engagements pris en
faveur de l’égalité. Il convient donc de prendre sans délai des mesures collectives
pour combattre efficacement les causes profondes d’inégalité, d’iniquité et
d’impunité. En dépit des différences considérables entre les pays en termes de
développement et de culture, les personnes d’ascendance africaine doivent partout
faire face à des problèmes communs, notamment le racisme et la discrimination
structurelle, les inégalités socio-économiques, l’exclusion, la marginalisation et
__________________
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Pour plus d’informations sur les données au service de la justice raciale, voir A/HRC/42/59.
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