A/RES/55/116
m) Les engagements pris par l’Armée et le Mouvement populaire de
libération du Soudan, lors de la visite que la Directrice générale du Fonds des
Nations Unies pour l’enfance a effectuée à Rumbek, dans le sud du Soudan, de ne
pas recruter comme soldats des enfants âgés de moins de 18 ans, et de démobiliser
tous les enfants soldats qui se trouvent encore dans ses rangs et de les remettre aux
autorités civiles compétentes aux fins de réinsertion;
n)
La convocation de la quatrième réunion du Comité technique sur
l’assistance humanitaire tenue à Genève les 2 et 3 novembre 2000, à laquelle ont
assisté des délégations du Gouvernement soudanais, de l’Armée et du Mouvement
populaire de libération du Soudan, et de l’Organisation des Nations Unies, ainsi que
le communiqué final y relatif;
o)
Les déclarations répétées du Gouvernement soudanais en faveur d’un
cessez-le-feu global, durable et effectivement contrôlé dans le sud du Soudan;
2.
Se déclare profondément préoccupée:
a)
Par l’incidence du conflit armé en cours, aggravé par la rupture du
cessez-le-feu en juin 2000 et la reprise des affrontements armés, sur la situation des
droits de l’homme et ses effets préjudiciables sur la population civile, en particulier
les femmes et les enfants, et par les graves violations des droits de l’homme et du
droit international humanitaire qui continuent d’être commises par toutes les parties,
en particulier:
i)
Les cas d’exécutions sommaires ou arbitraires découlant de conflits
survenus entre des membres des forces armées et leurs alliés et des groupes
insurrectionnels armés dans le pays, y compris l’Armée et le Mouvement
populaire de libération du Soudan;
ii) Les cas de disparitions forcées ou involontaires, dans le cadre du conflit
dans le sud du Soudan, l’utilisation d’enfants comme soldats et comme
combattants, la conscription forcée, les déplacements forcés de populations, les
détentions arbitraires, la torture et les mauvais traitements infligés aux civils;
iii) Le rapt de femmes et d’enfants pour les soumettre au travail forcé ou à
des conditions analogues;
iv) Les bombardements aériens aveugles qui touchent gravement et de
manière répétée la population et les installations civiles, en particulier les
bombardements d’écoles et d’hôpitaux, ainsi que l’utilisation de bâtiments
civils à des fins militaires;
v)
L’utilisation d’armes, y compris les tirs d’artillerie effectués sans
discernement et les mines terrestres, contre la population civile;
vi) Les conditions imposées par l’Armée et le Mouvement populaire de
libération du Soudan, aux organisations humanitaires présentes dans le sud du
Soudan, qui ont gravement porté atteinte à leur sécurité et ont conduit un grand
nombre d’entre elles à quitter le pays, avec de graves conséquences
potentielles sur la situation déjà menacée de milliers de personnes vivant dans
les zones qu’elle contrôle;
vii) Les difficultés rencontrées par le personnel des Nations Unies et le
personnel humanitaire pour s’acquitter de leur mandat, en raison du
harcèlement, des bombardements aériens aveugles et de la reprise des
hostilités;
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