A/RES/59/202
garçons, et qu’on estime que la malnutrition touche près de deux fois plus de
femmes que d’hommes ;
5.
Encourage tous les États à prendre des mesures pour assurer
progressivement la pleine réalisation du droit à l’alimentation, notamment pour que
tout être humain soit à l’abri de la faim et puisse exercer intégralement ce droit le
plus tôt possible, ainsi qu’à élaborer et adopter des plans nationaux de lutte contre la
faim ;
6.
Prie tous les États et les acteurs privés, ainsi que les organisations
internationales, dans le cadre de leurs mandats respectifs, de tenir pleinement
compte de la nécessité de promouvoir la réalisation effective du droit à
l’alimentation pour tous, notamment dans le contexte des négociations en cours dans
différents domaines ;
7.
Encourage tous les États à prendre des mesures pour remédier à la
discrimination à l’égard des femmes, en particulier quand celle-ci contribue à la
malnutrition des femmes et des filles, y compris des mesures pour assurer l’exercice
effectif du droit à l’alimentation, et à faire en sorte que les femmes aient le même
accès que les hommes aux ressources, notamment au revenu, à la terre et à l’eau,
pour leur permettre de se nourrir ;
8.
Souligne qu’il faut chercher à mobiliser, répartir et utiliser de façon
optimale les ressources techniques et financières provenant de toutes les sources, y
compris celles qui découlent de l’allégement de la dette extérieure des pays en
développement, et aider les pays à mettre en œuvre des politiques viables en matière
de sécurité alimentaire ;
9.
Se félicite de la réunion des dirigeants du monde entier consacrée à
l’action contre la faim et la pauvreté, organisée par les Présidents du Brésil, du Chili
et de la France et par le Premier Ministre de l’Espagne, avec l’appui du Secrétaire
général, et de la Déclaration de New York sur l’action contre la faim et la pauvreté
qui en est issue, laquelle a déjà reçu l’appui de cent dix pays, et recommande la
poursuite des efforts visant à identifier des sources supplémentaires de financement
pour lutter contre la faim et la pauvreté ;
10. Constate que l’engagement pris lors du Sommet mondial de
l’alimentation, en 1996, de réduire de moitié le nombre de personnes
sous-alimentées n’est pas actuellement rempli, et invite de nouveau toutes les
institutions internationales de financement et de développement, de même que les
organismes et fonds des Nations Unies compétents, à accorder la priorité et apporter
les fonds nécessaires à la réalisation de l’objectif consistant à réduire de moitié,
d’ici à 2015, la proportion d’êtres humains qui souffrent de la faim, ainsi qu’à la
réalisation du droit à l’alimentation tel que le définissent la Déclaration de Rome sur
la sécurité alimentaire mondiale6 et la Déclaration du Millénaire4 ;
11. Engage les États à accorder la priorité qui s’impose à la réalisation du
droit à l’alimentation dans leurs stratégies de développement et leurs budgets ;
12. Prend note du rapport d’activité du Rapporteur spécial de la Commission
des droits de l’homme sur le droit à l’alimentation 8, qu’elle félicite de la précieuse
contribution qu’il apporte à la promotion de ce droit ;
_______________
8
Voir A/59/385.
3
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