A/RES/55/79
ne décident, sous réserve de contrôle judiciaire et conformément aux lois et
procédures applicables, que cette séparation s’impose dans l’intérêt supérieur de
l’enfant, et, en pareil cas, à favoriser une prise en charge familiale ou
communautaire plutôt qu’un placement en institution, sachant que cette décision
peut être nécessaire dans certains cas particuliers, par exemple lorsque les parents
maltraitent ou négligent l’enfant ou lorsqu’ils vivent séparément et qu’il faut
déterminer le lieu de résidence de l’enfant;
5.
Demande aux États de prendre toutes les mesures nécessaires pour que,
en cas d’adoption, la considération qui prime soit l’intérêt supérieur de l’enfant, et
de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher et combattre les adoptions
illégales et celles qui s’écartent des procédures normales;
6.
Demande également aux États de prendre toutes les mesures nécessaires
pour s’occuper du problème des enfants qui grandissent sans parents, en particulier
des orphelins et des enfants victimes de violence familiale ou sociale, de mauvais
traitements ou d’abandon;
Santé
7.
Demande à tous les États et aux organes et organismes compétents des
Nations Unies, en particulier l’Organisation mondiale de la santé et le Fonds des
Nations Unies pour l’enfance, d’accorder une attention particulière à la mise en
place de systèmes de santé et de services sociaux viables permettant d’assurer la
prévention effective des maladies, de la malnutrition, de l’invalidité et de la mortalité infantile et juvénile, notamment grâce à des soins de santé prénatals et postnatals, ainsi que de fournir les traitements médicaux et soins de santé nécessaires à
tous les enfants, compte tenu des besoins particuliers des jeunes enfants et des filles,
notamment en matière de prévention des maladies infectieuses courantes, des
besoins particuliers des adolescents, en ce qui concerne notamment la santé sexuelle
et en matière de reproduction et les menaces liées à la toxicomanie et à la violence,
et des besoins particuliers des enfants vivant dans la pauvreté, des enfants touchés
par un conflit armé et des enfants d’autres groupes vulnérables, ainsi que de
renforcer les moyens d’assurer l’autonomie des familles et des communautés;
8.
Demande à tous les États d’adopter toutes les mesures nécessaires pour
que les enfants frappés par la maladie et la malnutrition jouissent effectivement et
dans des conditions d’égalité de tous les droits de la personne et de toutes les
libertés fondamentales et qu’ils soient notamment protégés de toutes les formes de
discrimination, de mauvais traitement ou d’abandon, s’agissant en particulier de
l’accès aux soins de santé et de la fourniture de ceux-ci;
9.
Note avec satisfaction l’attention prêtée par le Comité des droits de
l’enfant aux moyens d’optimiser l’état sanitaire des enfants et leur accès aux soins
de santé ainsi qu’aux droits des enfants atteints par le virus de l’immunodéficience
humaine et le syndrome d’immunodéficience acquise (VIH/sida);
10. Engage les États à s’attacher tout particulièrement à la prévention de
l’infection à VIH chez les jeunes enfants et, pour ce faire, à renforcer l’action menée
afin de la prévenir chez les adolescents et les femmes, notamment en inscrivant la
prévention du VIH/sida dans les programmes scolaires et les programmes éducatifs,
eu égard à la situation épidémiologique du pays, et à financer de vastes programmes
prévoyant des tests facultatifs de séropositivité et des conseils à l’intention des
5