A/RES/55/78
violence sexiste, y compris les viols et sévices sexuels, la torture, l’exploitation
sexuelle, les enlèvements et le travail forcé, en accordant une attention particulière
aux filles réfugiées et déplacées, et de veiller à tenir compte des besoins particuliers
des petites filles touchées par la guerre pour ce qui est de la fourniture de l’aide
humanitaire et du processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion;
13. Prie instammen tous les États et la communauté internationale de
respecter, protéger et promouvoir les droits de l’enfant, compte tenu de la
vulnérabilité particulière des petites filles dans les situations de préconflit, conflit et
postconflit, et leur demande de prendre des initiatives particulières eu égard aux
droits et besoins des filles touchées par la guerre;
14. Se félicite de la tenue de la Conférence internationale sur les enfants
touchés par la guerre, qui a eu lieu à Winnipeg (Canada) du 10 au 17 septembre
2000, et prend note avec satisfaction du Programme pour les enfants touchés par la
guerre 14;
15. Prie instamment les États d’élaborer et de diffuser largement des plans,
programmes ou stratégies détaillés, multidisciplinaires et coordonnés qui visent à
éliminer toutes les formes de violence contre les femmes et les filles, précisent les
objectifs et échéances et mettent en place des procédures d’application internes
efficaces utilisant des mécanismes de contrôle qui associent toutes les parties
concernées, notamment par des consultations avec les organisations féminines, en
accordant une attention particulière aux recommandations ayant trait aux petites
filles formulées par le Rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme
chargé d’examiner la question de la violence à l’égard des femmes, ses causes et ses
conséquences;
16. Demande aux gouvernements, aux membres de la société civile, y
compris les médias, et aux organisations non gouvernementales de promouvoir
l’éducation dans le domaine des droits de l’homme ainsi que le plein respect et la
jouissance des droits fondamentaux des petites filles, notamment en faisant traduire
et produire des documents d’information sur ces droits, adaptés à chaque âge, et en
les faisant distribuer à tous les secteurs de la société, notamment aux enfants;
17. Prie le Secrétaire général, en sa qualité de Président du Comité administratif de coordination, de veiller à ce que tous les organes et organismes des
Nations Unies, individuellement et collectivement, en particulier le Fonds des
Nations Unies pour l’enfance, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la
science et la culture, le Programme alimentaire mondial, le Fonds des Nations Unies
pour la population, le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme,
l’Organisation mondiale de la santé, le Programme des Nations Unies pour le
développement et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés,
tiennent compte des droits et besoins particuliers des petites filles dans les
programmes de pays, en respectant les priorités nationales, y compris dans le
contexte du Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement 15;
18. Demande que tous les organes créés en vertu de traités relatifs aux droits
de l’homme, les procédures spéciales et autres mécanismes de la Commission des
droits de l’homme et de la Sous-Commission de la promotion et de la protection des
droits de l’homme adoptent régulièrement et systématiquement, dans l’exercice de
14
15
4
A/55/467-S/2000/973, annexe.
Voir A/53/226, par. 72 à 77, et A/53/226/Add.1, par. 88 à 98.
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