A/RES/64/217
propos, demande aux organismes des Nations Unies d’appuyer l’action menée au
plan national pour mettre au point des méthodes et des outils et promouvoir le
renforcement des capacités et l’évaluation ;
11. Demande aux États Membres de tenir compte de la problématique
hommes-femmes dans la conception, l’application, le suivi et l’évaluation des
politiques nationales relatives à l’environnement et dans l’établissement de rapports
sur ces politiques, de renforcer les mécanismes et de fournir des ressources
suffisantes pour que les femmes puissent participer pleinement, sur un pied
d’égalité, à la prise des décisions touchant l’environnement à tous les niveaux, en
particulier les stratégies de gestion des effets que les changements climatiques ont
sur la vie des femmes et des filles ;
12. Engage les États Membres à veiller à ce que les mécanismes nationaux
de promotion de l’égalité des sexes et d’autonomisation de la femme participent
effectivement, sans exclusive, à l’élaboration des stratégies nationales de
développement, notamment des stratégies d’élimination de la pauvreté et de
réduction des inégalités, et demande aux organismes des Nations Unies d’appuyer
les initiatives des pays allant dans ce sens ;
13. Demande aux États Membres de continuer de veiller à ce que les femmes
soient mieux représentées dans les organes publics de tous niveaux qui prennent des
décisions sur les questions de développement et soient davantage associées aux
décisions de ces organes, de sorte que les priorités, les besoins et les contributions
des femmes soient pris en considération, notamment permettant aux femmes de se
former, en prenant des mesures qui les aident à concilier vie familiale et
responsabilités professionnelles et en éliminant les stéréotypes sexistes qui
interviennent dans les nominations et les promotions ;
14. S’inquiète vivement que la violence à l’égard des femmes et des filles
demeure répandue, réaffirme la nécessité de redoubler d’efforts pour prévenir et
éliminer toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles, et constate
que la violence à l’égard des femmes et des filles est un des obstacles à la réalisation
des objectifs d’égalité, de développement et de paix et qu’en raison de la pauvreté,
de la sujétion politique, sociale et économique et de la marginalisation, qui viennent
dans certains cas de ce qu’elles sont privées du bénéfice des politiques sociales et
des avantages du développement durable, les femmes peuvent être davantage
exposées à la violence ;
15. Constate qu’il est nécessaire de renforcer la capacité des gouvernements de
prendre en compte la problématique hommes-femmes dans les politiques et la prise de
décisions, et engage tous les gouvernements, les organisations internationales,
notamment les organismes des Nations Unies, et les autres parties intéressées à
appuyer les efforts que déploient les pays en développement pour prendre en compte
cette problématique dans tous les aspects de l’élaboration des politiques, en leur
fournissant notamment une assistance technique et des ressources financières ;
16. Engage les gouvernements, le secteur privé, les organisations non
gouvernementales et d’autres acteurs de la société civile à promouvoir et protéger
les droits des travailleuses, à faire disparaître les facteurs juridiques et structurels,
ainsi que les comportements sexistes, qui font obstacle à l’égalité des hommes et des
femmes dans le monde du travail, et à prendre des mesures constructives pour
asseoir le principe d’une rémunération égale pour un travail égal ou de valeur égale ;
17. Exhorte les gouvernements à élaborer, dans le domaine du travail, des
politiques dynamiques favorisant le plein-emploi, l’emploi productif et la possibilité
6
Sélectionner le paragraphe cible3
Se connecter à un paragraphe
Connect to an entity
Disable highlights
Ajouter à la table des matières