Lutte contre la glorification du nazisme, du néonazisme et d’autres pratiques qui
contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination
raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée
A/RES/74/136
d’extrême droite peut avoir pour effet d’introduire dans le discours politique et la
gouvernance les mêmes idéologies qui rendent le néonazisme si dangereux,
Alarmée par les paroles des chansons et les jeux vidéo qui prônent la haine
raciale et incitent à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence,
Préoccupée par le fait que les groupes qui préconisent la haine utilisent des
plateformes Internet pour planifier des activités publiques visant à promouvoir le
racisme, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée (rassemblements,
manifestations et actes de violence), et pour collecter des fonds et diffuser des
informations à cette fin,
Vivement préoccupée par le fait que des groupes néonazis ainsi que d’autres
groupes et des personnes professant des idéologies de haine ciblent de plus en plus
des personnes influençables, principalement des enfants et des jeunes, par le biais de
sites Web expressément conçus dans le but de les endoctriner et de les recruter,
Profondément préoccupée par tous les actes récents de violence et de terrorisme
provoqués par le nationalisme violent, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, la
christianophobie, l’afrophobie, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée,
notamment lors de manifestations sportives,
Constatant avec une profonde inquiétude que se poursuit l’augmentation
alarmante du nombre de cas de discrimination, d’intolérance et de violence extrémiste
motivés par l’antisémitisme, l’islamophobie et la christianophobie et par les préjugés
visant des personnes d’origine ethnique, de religion ou de conviction différentes,
Soulignant le manque actuel d’uniformité des normes relatives à la protection
de la liberté de parole et d’expression, et à l’interdiction de la discrimination raciale
et de l’appel à la haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une incitation à
la discrimination, à l’hostilité ou à la violence,
Notant avec préoccupation, à cet égard, que les variations existant entre les
normes nationales qui interdisent les discours de haine peuvent off rir un terrain
propice au discours néonazi prônant la violence, le nationalisme, la xénophobie ou le
racisme en raison du fait que de nombreux groupes néonazis et groupes extrémistes à
caractère raciste ou xénophobe opèrent à l’échelle transnationale grâce aux
fournisseurs d’accès Internet et aux médias sociaux,
Soulignant que la lutte contre les discours de haine n’a pas vocation à limiter ni
interdire la liberté d’expression, mais à prévenir l’incitation à la discrimination, à
l’hostilité ou à la violence, qui sont interdits par la loi,
Se déclarant préoccupée par l’utilisation que font des technologies numériques
les néonazis et d’autres groupes extrémistes et haineux pour diffuser leur idéologie,
tout en sachant que ces technologies sont extrêmement i mportantes pour l’exercice
des droits de l’homme et la lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la
xénophobie et l’intolérance qui y est associée,
Rappelant qu’en 2020 la communauté internationale célébrera le
soixante-quinzième anniversaire de la victoire sur le nazisme qui a marqué la fin de
la Seconde Guerre mondiale, et se félicitant à ce sujet de l ’initiative qui a été prise de
tenir une réunion extraordinaire solennelle à sa soixante -quatorzième session,
1.
Réaffirme les dispositions pertinentes de la Déclaration de Durban 9 et du
document final de la Conférence d’examen de Durban 10 dans lesquelles les États ont
condamné la persistance et la résurgence du néonazisme, du néofascisme et des
idéologies nationalistes violentes fondées sur des préjugés raciaux et na tionaux et
déclaré que ces phénomènes n’étaient en aucun cas ni en aucune circonstance
justifiables ;
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