A/RES/71/256
Nouveau Programme pour les villes
des communications. Nous nous engageons également à veiller à ce que ces services
tiennent compte des droits et des besoins des femmes, des enfants, des jeunes, des
personnes âgées, des personnes handicapées, des migrants, des peuples autochtones
et des communautés locales, selon le cas, ainsi que des autres personnes en situation
de vulnérabilité. À cet égard, nous prônons l’élimination des obstacles juridiques,
institutionnels, socioéconomiques et physiques.
35. Nous nous engageons à promouvoir, aux échelons appropriés de
l’administration, dont les échelons infranational et local, le renforcement de la
sécurité des droits fonciers pour tous, tout en reconnaissant la pluralité des types de
régime foncier, ainsi qu’à élaborer, dans la continuité des droits fonciers et des
droits de propriété, des solutions adaptées qui prennent en compte les questions
d’âge, d’égalité des sexes et d’environnement, en accordant une attention
particulière à la sécurité des droits fonciers des femmes, élément clef de
l’autonomisation, notamment en mettant en place des mécanismes administratifs
efficaces.
36. Nous nous engageons à promouvoir, dans les villes et les établissements
humains, des mesures appropriées qui facilitent l’accès des personnes handicapées,
en toute égalité, à l’environnement physique et plus particulièrement aux espaces
publics, aux transports en commun, au logement, aux établissements
d’enseignement et de santé, ainsi qu’à l’information et à la communication,
y compris aux systèmes et technologies de l’information et des communications, et
aux autres équipements et services ouverts ou fournis au public, tant dans les zones
urbaines que dans les zones rurales.
37. Nous nous engageons à favoriser la mise en place d’espaces publics de qualité,
sûrs, ouverts à tous, accessibles et verts, y compris des rues, des trottoirs et des
pistes cyclables, des places, des berges et des zones littorales, des jardins et des
parcs qui, d’une part, constituent des zones multifonctionnelles propices à
l’interaction et à l’inclusion sociales, à la santé et au bien-être des personnes, aux
échanges économiques, ainsi qu’à l’expression et au dialogue culturels pour une
grande diversité de peuples et de cultures, et, d’autre part, soient aménagés et gérés
de manière à favoriser le développement humain, à faciliter l’instauration de
sociétés pacifiques, inclusives et participatives et à promouvoir l’harmonie dans la
société, la connectivité et l’inclusion sociale.
38. Nous nous engageons à exploiter durablement le patrimoine naturel et culturel,
matériel et immatériel, dans les villes et les établissements humains, grâce à d es
politiques urbaines et territoriales intégrées et à des investissements suffisants, aux
niveaux national, infranational et local, destinés à préserver et à promouvoir les
infrastructures et les sites culturels, les musées, les cultures et les langues
autochtones, ainsi que les savoirs traditionnels et les arts, compte tenu du rôle qu’ils
jouent dans la restauration et la redynamisation des zones urbaines ainsi que dans le
renforcement de la participation sociale et de l’exercice de la citoyenneté.
39. Nous nous engageons à promouvoir, dans les villes et les établissements
humains, un environnement sûr, sain et inclusif, qui permette à tous de vivre, de
travailler et de participer à la vie urbaine sans crainte d’être victimes d’actes de
violence ou d’intimidation, en prenant en compte le fait que les femmes, les enfants,
notamment les filles, les jeunes et les personnes en situation de vulnérabilité sont
particulièrement touchés par ces actes. Nous nous emploierons également à éliminer
les pratiques préjudiciables dont les femmes et les filles sont victimes, notamment le
mariage d’enfants, le mariage précoce et le mariage forcé, ainsi que les mutilations
génitales féminines.
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