Nouveau Programme pour les villes
A/RES/71/256
y compris les mécanismes de financement commun, qui peuvent mobiliser des
financements publics et privés, nationaux et internationaux. Nous nous emploierons
à promouvoir les mécanismes d’atténuation des risques, tels que l’Agence
multilatérale de garantie des investissements, tout en gérant le risque de change, afin
de réduire le coût du capital et d’inciter le secteur privé et les ménages à participer
au développement urbain durable et au renforcement de la résilience, y compris par
l’accès à des mécanismes de transfert des risques.
140. Nous appuierons l’élaboration de produits de financement de logements
convenables et abordables et encouragerons la participation d’un large éventail
d’institutions financières multilatérales, de banques régionales de développement,
d’institutions de financement du développement, d’organismes de coopération, de
prêteurs et d’investisseurs du secteur privé, de coopératives, de bailleurs de fonds et
de banques de microfinancement à investir dans des habitats abordable s et évolutifs
de tous types.
141. Nous étudierons également la mise en place, au niveau national, de fonds
d’infrastructure et de service pour les transports urbains et territoriaux, alimentés
par diverses sources de financement allant des subventions publiqu es aux
contributions provenant d’autres entités publiques et du secteur privé, en prenant
des dispositions pour assurer, d’une part, la coordination entre les acteurs et entre
les interventions, et, d’autre part, la responsabilisation de ces acteurs.
142. Nous invitons les institutions financières internationales multilatérales, les
banques régionales de développement, les institutions de financement du
développement et les organismes de coopération à soutenir financièrement,
notamment au moyen de mécanismes novateurs, les programmes et les projets visant
à mettre en œuvre le Nouveau Programme pour les villes, en particulier dans les
pays en développement.
143. Nous sommes favorables à un accès aux différents fonds multilatéraux,
notamment le Fonds vert pour le climat, le Fonds pour l’environnement mondial, le
Fonds pour l’adaptation et les Fonds d’investissement pour le climat, aux fins de la
mobilisation des ressources destinées à financer les plans, les politiques, les
programmes et les mesures d’adaptation et d’atténuation des administrations
infranationales et locales, dans le cadre des procédures convenues. Nous
collaborerons avec les institutions financières infranationales et locales, selon que
de besoin, en vue d’élaborer des solutions pour le financement de l’action
climatique et de créer des mécanismes appropriés pour mettre en évidence les
instruments financiers conformes aux cadres nationaux mis en place pour assurer la
viabilité des finances publiques et de la dette à tous les niveaux de l’administration.
144. Nous étudierons et mettrons au point des solutions réalistes pour faire face aux
risques climatiques et aux risques de catastrophe dans les villes et les établissements
humains, notamment en collaborant avec les compagnies d’assurance et de
réassurance et les autres parties prenantes, pour réaliser des investissements dans
l’infrastructure urbaine et métropolitaine, les bâtiments et autres actifs urbains, et
pour assurer le logement des populations locales et répondre à leurs besoins
économiques.
145. Nous appuyons le recours au financement international public, notamment
l’aide publique au développement, en vue de mobiliser plus efficacement des
ressources supplémentaires provenant de toutes les sources disponibles, publiques et
privées, en faveur d’un développement urbain et territorial durable. Les fonds
mobilisés peuvent servir à atténuer les risques que courent les investisseurs
potentiels, sachant que le financement international public joue un rôle important en
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