Liberté de religion ou de conviction A/RES/74/145 Soulignant que les États, les organisations régionales, les institutions nationales de défense des droits de la personne, les organisations non gouvernementales, les organismes religieux, les médias et la société civile dans son ensemble ont un rôle important à jouer dans la promotion de la tolérance et du respect de la diversité religieuse et culturelle et dans la promotion et la protection universelles des droits de l’homme, y compris la liberté de religion ou de conviction, Insistant sur l’importance de l’éducation, en particulier dans le domaine des droits de la personne, dans la promotion de la tolérance, qui consiste, pour l a population, à accepter et respecter la diversité, notamment en ce qui concerne l’expression religieuse, et soulignant que l’éducation, en particulier celle dispensée à l’école, devrait contribuer véritablement à promouvoir la tolérance et l ’élimination de la discrimination fondée sur la religion ou la conviction, 1. Souligne que toute personne jouit du droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ou de conviction, droit qui implique la liberté d ’avoir ou d’adopter une religion ou une conviction de son choix ou de ne pas en avoir, la liberté de la manifester individuellement ou collectivement, tant en public qu ’en privé, par l’éducation, les pratiques, le culte et l’accomplissement de rites, y compris le droit de changer de religion ou de conviction ; 2. Insiste sur le fait que le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ou de conviction s’applique sans distinction à tous, quelle que soit leur religion ou leur conviction, sans qu’aucune discrimination ne vienne compromettre leur égale protection par la loi ; 3. Condamne énergiquement les atteintes à la liberté de pensée, de conscience et de religion ou de conviction ainsi que toutes les formes d ’intolérance, de discrimination et de violence fondées sur la religion ou la conviction ; 4. Constate avec une profonde inquiétude que le nombre de cas de discrimination, d’intolérance et de violence visant les membres de nombreuses communautés religieuses et autres dans diverses régions du monde augmente, quels qu’en soient les auteurs, notamment les cas motivés par l’islamophobie, l’antisémitisme, la christianophobie et les préjugés contre les personnes de religion ou de conviction différente ; 5. Réaffirme que le terrorisme ne peut ni ne doit être associé à aucune religion ou conviction, car cela pourrait compromettre l’exercice du droit à la liberté de religion ou de conviction de tous les membres des communautés religieuses concernées ; 6. Condamne énergiquement les actes de violence et de terrorisme qui continuent d’être commis à l’encontre de personnes, en particulier les membres de minorités religieuses, sous le couvert ou au nom d’une religion ou d’une conviction, et souligne qu’il importe de mener une action préventive globale au niveau local, en y associant un large éventail de parties, y compris la société civile et les communautés religieuses ; 7. Rappelle que les États ont l’obligation d’agir avec la diligence voulue pour prévenir les actes de violence, d’intimidation et de harcèlement dirigés contre toute personne ou tout groupe de personnes appartenant à une minorité religieuse, mener des enquêtes sur ces actes et les réprimer, quels qu’en soient les auteurs, et que tout manquement à cette obligation peut constituer une violation des droits de l ’homme ; 8. Souligne que la liberté de religion ou de conviction, la liberté d ’opinion et d’expression et le droit de réunion pacifique et de libre association sont interdépendants et intimement liés et se renforcent mutuellement, et insiste sur le rôle 19-22248 3/7

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