A/RES/70/266 Déclaration politique sur le VIH et le sida : accélérer la riposte pour lutter contre le VIH et mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030 sexuelle et procréative et aux services se rapportant au VIH, tels que les services volontaires et confidentiels de dépistage, de soutien psychosocial, d’information et d’éducation, tout en estimant également qu’il importe de limiter les comportements à risques et d’encourager une conduite sexuelle responsable, y compris l’utilisation correcte et systématique du préservatif ; 40. Nous considérons qu’il faut promouvoir, protéger et respecter les droits des enfants, et surtout des filles, qui sont chefs de famille, situation qui peut résulter du décès des parents ou des tuteurs légaux et d’autres réalités économiques, sociales et politiques, et nous sommes très préoccupés par le fait que les incidences de l’épidémie de sida, y compris la morbidité et la mortalité, l’érosion de la famille élargie, l’aggravation de la pauvreté, du chômage et du sous -emploi, ainsi que les migrations et l’urbanisation, ont contribué à l’augmentation du nombre de foyers dirigés par un enfant ; 41. Nous restons profondément préoccupés par le fait que, dans le monde entier, ce sont les femmes et les filles qui continuent d’être les plus touchées par l’épidémie et que ce sont elles qui assument une part disproportionnée de la charge des soins, nous constatons que l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles ne progressent que très lentement, à un rythme inacceptable, et que la possibilité pour les femmes et les filles de se protéger du VIH continue d’être compromise par des facteurs physiologiques, l’inégalité des sexes, y compris l’inégalité des rapports de force entre femmes et hommes et garçons et filles dans la société, l’inégalité de statut juridique, économique et social, et l’insuffisance de l’accès aux services de santé, notamment de santé sexuelle et procréative, ainsi que par toutes les formes de discrimination et de violence qui se manifestent dans la sphère publique comme dans la sphère privée, telles la traite des êtres humains, la violence sexuelle, l’exploitation et les pratiques traditionnelles néfastes ; 42. Nous constatons avec une extrême préoccupation que les progrès faits en matière de réduction du nombre de nouvelles infections sont lents et que les programmes de prévention combinée ont une portée limitée, tout en soulignant que chaque pays devrait déterminer, en fonction du contexte épidémiologique local, quelles sont les populations qui sont la clef de l’épidémie et de la lutte contre le sida, et nous constatons avec une vive inquiétude que les femmes et les adolescentes risquent, en particulier en Afrique subsaharienne, deux fois plus que les garçons du même âge de devenir séropositives ; nous constatons également que de nombreux programmes nationaux de prévention, de dépistage et de traitement du VIH n’ouvrent pas suffisamment les services aux femmes et aux ad olescentes, aux migrants et aux populations clefs, qui, d’après les données épidémiologiques, sont les plus exposés partout dans le monde, en particulier les usagers de drogues injectables, qui risquent 24 fois plus d’être contaminés par le VIH que les adu ltes en général, les travailleurs du sexe, qui sont 10 fois plus exposés, les hommes ayant de relations sexuelles avec des hommes, qui sont 24 fois plus exposés, les transgenres, qui sont 49 fois plus exposés au risque de vivre avec le VIH, et les prisonniers, qui le sont 5 fois plus que les adultes en général ; 43. Nous constatons que certains pays et certaines régions ont fait d’importants progrès en élargissant, dans le respect du droit interne, les programmes de réduction des risques et des effets préjudiciables liés à la santé, ainsi que le recours au traitement antirétroviral et à d’autres interventions visant à empêcher la transmission du VIH, de l’hépatite virale et d’autres maladies à diffusion hématogène associées à l’usage de drogues, mais nous co nstatons qu’à l’échelle mondiale, peu de progrès ont été faits concernant la réduction de la transmission du VIH chez les consommateurs de drogues, notamment chez les usagers de drogues 10/31

Sélectionner le paragraphe cible3