Renforcement de la coordination de l’aide humanitaire d’urgence
fournie par les organismes des Nations Unies
A/RES/69/135
35. Demande aux donateurs de fournir en temps voulu des ressources
suffisantes, prévisibles et utilisables avec souplesse, sur la base et en proportion des
besoins établis par l’évaluation, notamment dans le cas de situations d’urgence
méconnues ou recevant un financement insuffisant, d’envisager de prendre très tôt
des engagements pluriannuels de contribution à des fonds humanitaires communs et
de continuer à alimenter divers circuits de financement de l’action humanitaire,
encourage ceux qui s’efforcent de respecter les Principes et bonnes pratiques
d’action humanitaire6 et d’améliorer la répartition de la charge entre les donateurs,
et engage à ce propos le secteur privé, la société civile et les autres entités
intéressées à fournir les contributions voulues pour compléter celles qui proviennent
d’autres sources ;
36. Demande aux États Membres, à l’Organisation des Nations Unies et aux
organisations humanitaires de définir de meilleures méthodes de travail en vue de
remédier aux carences croissantes en matière de capacité et de ressources, afin de
répondre véritablement aux besoins des populations touchées ;
37. Demande aux États Membres qui sont en mesure de le faire et aux
partenaires de développement et de l’action humanitaire d’envisager, dans les efforts
qu’ils font pour mobiliser des ressources avec souplesse, des moyens de mieux
prendre en compte systématiquement les questions de préparation aux catastrophes
et de renforcement de la résilience dans les activités d’aide humanitaire et d’aide au
développement, notamment d’aide à la reconstruction et au relèvement, afin que le
passage de la phase des secours à celle du développement se fasse sans heurt ;
38. Encourage les acteurs de l’aide humanitaire et du développement à fixer,
le cas échéant, des objectifs communs de gestion du risque et de résilience, qu’ils
pourront réaliser moyennant des activités conjointes d’analyse, de planification, de
programmation et de financement ;
39. Demande à tous les États Membres qui sont en mesure de le faire
d’accroître leurs contributions volontaires destinées aux situations d’urgence
humanitaire et, à cet égard, réaffirme que le Bureau de la coordination des affaires
humanitaires devrait bénéficier de ressources financières suffisantes et plus
prévisibles ;
40. Se félicite des avancées importantes réalisées par le Fonds central pour
les interventions d’urgence dans le sens de la rapidité et de la prévisibilité des
interventions en cas d’urgence humanitaire, souligne qu’il importe de continuer
d’améliorer le fonctionnement du Fonds et encourage à cet égard les fonds, les
programmes et les institutions spécialisées des Nations Unies à examiner et à
évaluer, au besoin, leur politique et leurs pratiques en matière de partenariats pour
que les ressources du Fonds soient versées en temps utile aux partenaires
d’exécution, afin d’être sûrs qu’elles seront employées de la manière la plus
efficace, rationnelle, responsable et transparente possible ;
41. Engage tous les États Membres, et invite le secteur privé et toutes les
personnes et institutions intéressées, à envisager d’accroître leurs contributions
volontaires au Fonds central pour les interventions d’urgence, et souligne que ces
contributions devraient s’ajouter aux engagements déjà pris en faveur des
programmes humanitaires et non pas venir en déduction des ressources affectées à la
coopération internationale pour le développement ;
_______________
6
A/58/99-E/2003/94, annexe II.
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