A/HRC/RES/42/33
e)
De poursuivre sa coopération avec le Représentant spécial du Secrétaire
général pour la Somalie ;
f)
De veiller, dans le cadre de la révision de la Constitution et des autres
processus politiques et législatifs en cours, à ce que figurent dans la Constitution des
dispositions garantissant l’égale représentation des femmes, leur participation et leur
inclusion, en particulier aux postes de direction et de prise de décisions de l’administration
publique, y compris à des fonctions électives, et dans la fonction publique ;
g)
D’adopter la loi électorale et les modifications apportées à la loi sur les partis
politiques avant les élections de 2020 et de 2021, et de veiller à ce que cette mesure et
d’autres contribuent à faire de ces élections des élections inclusives, notamment en veillant
à l’égale participation et à l’égale représentation des femmes aux fonctions de direction et
de prise de décisions, et en faisant en sorte que les personnes déplacées, les jeunes, les
personnes handicapées, les personnes appartenant à des minorités et tous les membres de
groupes défavorisés participent au même titre que les autres à toutes les étapes du processus
électoral ;
h)
De concrétiser l’engagement qu’il a pris de réformer le secteur de la sécurité,
notamment en veillant à ce que les femmes participent activement à la mise en œuvre du
système national de sécurité, de sorte que les forces et institutions de sécurité somaliennes
respectent les règles applicables du droit national et international, et le droit international
des droits de l’homme, notamment pour ce qui est de protéger les personnes contre la
violence sexuelle et la violence fondée sur le genre, entre autres, de prévenir les exécutions
extrajudiciaires, et de renforcer la responsabilisation interne et externe de toutes les forces
et institutions de sécurité concernées ;
i)
De continuer à prendre des mesures pour l’application des plans d’action
visant à prévenir l’enrôlement et l’utilisation illicites d’enfants dans les forces armées
nationales, et de collaborer avec les institutions spécialisées, tels que le Fonds des Nations
Unies pour l’enfance, afin que les anciens enfants soldats et les enfants de moins de 18 ans
utilisés dans les conflits armés soient traités comme des victimes et bénéficient d’une
réadaptation conformément aux normes internationales ;
j)
De concrétiser l’engagement qu’il a pris de mettre fin à la culture de
l’impunité qui a cours, de demander des comptes aux auteurs de violations des droits de
l’homme et d’atteintes à ces droits, en faisant en sorte que les violations des droits de
l’homme donnent lieu à des enquêtes diligentes, indépendantes, impartiales, approfondies
et efficaces, en achevant d’urgence la création d’une commission nationale des droits de
l’homme indépendante et dotée de ressources et en réformant les mécanismes de justice
étatiques et traditionnels de manière à accroître la représentation des femmes dans
l’administration de la justice, et d’améliorer l’accès des femmes et des enfants à la justice ;
k)
D’accorder la priorité à l’adoption de lois et à l’engagement de réformes
visant à protéger et à faire respecter tous les droits fondamentaux des femmes et des filles et
à garantir à celles-ci la pleine jouissance de ces droits, de même qu’à combattre, à prévenir
et à faire cesser toutes les formes de violence et de discrimination à l’égard des femmes et
des filles, et notamment d’adopter une politique de tolérance zéro en ce qui concerne la
violence sexuelle et la violence fondée sur le genre, les mariages d’enfants, les mariages
précoces et les mariages forcés et toutes les formes de mutilations génitales féminines, et de
veiller à ce que les responsables d’actes de violence, d’actes d’exploitation et de sévices
sexuels et fondés sur le genre aient à répondre de leurs actes, quel que soit leur statut ou
leur rang ;
l)
De poursuivre les pourparlers de réconciliation aux niveaux local, régional et
national, le Conseil prenant note des progrès accomplis sur la voie de la finalisation du
Cadre de réconciliation nationale, et de renouer le dialogue avec les autorités du
Somaliland, le Conseil soulignant qu’il est nécessaire de parvenir à la réconciliation,
y compris entre les clans et en leur sein, dans tout le pays pour pouvoir assurer la stabilité à
long terme ;
m)
D’accroître l’appui et les ressources accordés aux ministères et institutions
chargés de l’administration de la justice et de la protection des droits de l’homme, en
GE.19-16902
5
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