A/HRC/RES/58/9
international sont importants pour la réalisation de tous les droits économiques, sociaux et
culturels, notamment pour les femmes et les filles, les personnes âgées, les personnes
handicapées, les migrants, les réfugiés, les paysans et les autres personnes qui travaillent dans
des zones rurales et les peuples autochtones,
Notant avec préoccupation que les perturbations économiques et financières
croissantes aggravent encore les inégalités existantes, augmentent la pauvreté, la faim et la
malnutrition, annulent des progrès obtenus de haute lutte sur le plan du développement et
réduisent les chances que les objectifs de développement durable soient atteints,
Conscient que la technologie peut à la fois accroître les opportunités et aggraver les
inégalités et, à cet égard, qu’il importe de s’attaquer aux fractures numériques, et soulignant
qu’il est nécessaire de promouvoir un développement numérique inclusif, l’accès à la
technologie, la culture numérique et les infrastructures publiques numériques, de manière à
progresser plus vite vers la réalisation des objectifs de développement durable, qui couvrent
un large éventail de questions relatives aux droits économiques, sociaux et culturels,
Réaffirmant qu’autonomiser les personnes et garantir l’égalité et l’inclusivité
conformément aux obligations qu’impose aux États le droit international des droits de
l’homme, y compris dans le contexte de la conception et de l’application de politiques
économiques qui font progresser la réalisation des droits de l’homme pour tous, font partie
des éléments principaux permettant de parvenir au développement durable, et ayant à l’esprit
à cet égard que le cadre normatif des droits économiques, sociaux et culturels offre des
orientations aux fins d’une application plus efficace et plus inclusive du Programme 2030,
Conscient que la persistance et l’accroissement des inégalités et le
sous-investissement dans les services publics au niveau des pays constituent un obstacle
majeur à la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels, en particulier pour les
femmes et les filles, les jeunes et ceux qui vivent dans l’extrême pauvreté ou sont dans une
situation de vulnérabilité, y compris les enfants, les personnes âgées et les personnes
handicapées, et rappelant les obligations qu’ont les États en ce qui concerne la
non-discrimination et la promotion de l’égalité ainsi que l’engagement qu’ils ont pris de ne
laisser personne de côté et à aider en premier les plus défavorisés,
Notant qu’un aspect essentiel d’une approche du développement durable fondée sur
les droits de l’homme est de promouvoir la connaissance des droits de l’homme, y compris
les droits économiques, sociaux et culturels, ce qui permet aux individus et aux parties
prenantes de participer véritablement, librement et activement aux processus décisionnels qui
ont des effets sur leur vie, y compris par l’exercice des droits civils et politiques,
Réaffirmant l’importance de la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels
s’agissant d’éradiquer la pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions,
y compris l’extrême pauvreté, et les inégalités, compte tenu des principes directeurs sur
l’extrême pauvreté et les droits de l’homme, ainsi que l’importance qu’il y a à investir dans
les services essentiels pour tous, y compris la santé, l’éducation, le logement adéquat et la
protection sociale, et à assurer un accès équitable à ces services, et conscient de la lenteur des
progrès accomplis dans l’amélioration des conditions de vie et des moyens d’existence et la
réalisation des droits de l’homme pour tous,
Se déclarant profondément préoccupé par le déficit croissant de financement des
objectifs de développement durable auquel se heurtent les pays en développement, qui
empêche la réalisation des objectifs de développement durable, lesquels couvrent un large
éventail de questions relatives aux droits économiques, sociaux et culturels, et qui aggrave
les inégalités,
Constatant avec préoccupation les effets néfastes des changements climatiques,
en particulier sur les pays vulnérables aux changements climatiques, y compris les petits
États insulaires en développement, effets qui compromettent la jouissance des droits de
l’homme, y compris les droits économiques, sociaux et culturels, et soulignant qu’un
financement accru de l’action climatique, conformément à la Convention-cadre des
Nations Unies sur les changements climatiques et à l’Accord de Paris, est nécessaire pour
soutenir les mesures d’adaptation et d’atténuation et pour faire face aux pertes et préjudices,
GE.25-05378
3