Les technologies agricoles au service du développement durable
A/RES/74/215
contribuer à l’optimisation des rendements et à la promotion des moyens de
subsistance ruraux ;
9.
Constate que les prévisions météorologiques et les services et produits
climatiques permettent aux agriculteurs de mieux planifier leurs activités, d ’optimiser
la production, de gérer les risques liés au climat et de tenir compte de l ’adaptation
aux changements climatiques dans leurs décisions, et engage par co nséquent les
gouvernements et les organismes météorologiques à améliorer la collecte, la diffusion
et l’analyse des données et informations agrométéorologiques et agroclimatologiques ;
10. Constate également que l’innovation technologique peut bénéficier de
formes de financement novatrices, telles que des stratégies de réduction des risques
et des mécanismes de financement mixte, et que les mécanismes de financement mixte
sont de nouveaux modèles institutionnels qui associent fonds privés et fonds publics,
capitaux patients et placements en actions, et permettent d ’orienter plus efficacement
les investissements vers les petites entreprises et exploitations ;
11. Souligne qu’il importe de soutenir et de promouvoir la recherche visant à
améliorer et à diversifier les variétés végétales et les systèmes semenciers, d ’appuyer
la mise en place de systèmes agricoles et de pratiques de gestion durables et de
promouvoir l’utilisation de techniques nouvelles ou existantes, telles que l’agriculture
de conservation, la gestion intégrée de la fertilité des sols, la gestion intégrée des
exploitations agricoles, la prévention des épizooties, la lutte contre les maladies
animales et la lutte antiparasitaire intégrée, l’agriculture de précision, l’irrigation,
l’élevage et les biotechnologies, afin de renforcer la viabilité et les capacités de
rendement de l’agriculture, en particulier la résistance des cultures et des animaux
d’élevage face aux maladies, notamment à celles pharmacorésistantes, en application
des normes internationales applicables, ainsi qu’aux nuisibles et aux agressions
environnementales, notamment aux conséquences des changements climatiques telles
que la sécheresse ou les pluies d’une violence extrême, conformément aux
réglementations nationales et aux accords internationaux pertinents ;
12. Insiste sur la nécessité de renforcer d’urgence les capacités d’adaptation
et la résilience et de réduire la vulnérabilité face aux changements climatiques, et
exhorte les États Membres à continuer de lancer des processus de planification de
l’adaptation et de mettre en œuvre des mesures d’atténuation ;
13. Constate que la mécanisation agricole durable peut présenter des
inconvénients mais peut aussi contribuer à remédier à la pénurie de main -d’œuvre, à
alléger les corvées agricoles, à accroître les revenus, à améliorer la productivité et la
rapidité d’exécution des activités agricoles, à promouvoir l’utilisation rationnelle des
ressources, à faciliter l’accès aux marchés, à attirer de nouveaux investissements et
talents dans le secteur agricole, et à offrir ainsi de meilleures perspectives de
développement durable et des mesures d’appui visant à atténuer les risques liés au
climat et aux phénomènes météorologiques, et estime que la mécanisation et la
numérisation peuvent aussi créer des emplois nouveaux et mieux rémunérés dans les
chaînes de valorisation agricoles et inciter de ce fait les jeunes à rester en milieu
rural ;
14. Insiste sur la nécessité de réduire considérablement les pertes avant et
après récolte, ainsi que les autres pertes et gaspillages à tous les stades de la filière
alimentaire, notamment en améliorant la planification de la production, en
encourageant le recours à des pratiques de production et de transformation économes
en ressources, en perfectionnant les technologies de conservation et d’emballage, en
améliorant la gestion des transports et de la logistique, en sensibilisant davantage les
ménages et les entreprises à la prévention des pertes et du gaspillage de nourriture et
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