A/HRC/RES/45/9
Rappelant que le Plan de réponse humanitaire global COVID-19 vise à mener une
action mondiale de lutte contre le virus pour soutenir les plus vulnérables, en particulier les
femmes et les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées, ainsi que les
populations touchées par des conflits qui vivent dans des conditions humanitaires déjà
désastreuses, auxquelles s’ajoutent des services publics extrêmement rudimentaires ou
inexistants, notamment en matière de santé, et conscient que l’élimination de tout obstacle à
l’acheminement de l’aide humanitaire aux résidents vivant dans les zones touchées par des
conflits et à leur accès à celle-ci, conformément au droit humanitaire international, est de la
plus haute importance pour atténuer leurs souffrances et réaliser leurs droits de l’homme,
Tenant compte des activités en cours dans le système des Nations Unies et d’autres
organisations internationales et régionales compétentes en ce qui concerne le rôle d’une
bonne gouvernance dans la promotion et la protection des droits de l’homme,
1.
Se félicite de la tenue, le 14 juin 2019, d’un séminaire intersessions d’une
demi-journée sur le rôle d’une bonne gouvernance dans la promotion et la protection des
droits de l’homme et sur les meilleures pratiques dans la mise en œuvre des objectifs de
développement durable, notamment l’objectif 16 ;
2.
Prend note avec satisfaction du rapport du Haut-Commissariat des
Nations Unies aux droits de l’homme sur le séminaire susmentionné2 ;
3.
Considère que le droit international des droits de l’homme définit un
ensemble de normes propres à guider les processus de gestion des affaires publiques et à
permettre d’évaluer les résultats obtenus, et souligne à ce sujet qu’une bonne gouvernance
est nécessaire pour établir et maintenir des conditions propices à la promotion et à la
protection des droits de l’homme ;
4.
Constate avec préoccupation que le confinement actuel lié à la pandémie
peut restreindre la liberté de circulation et l’accès aux services publics les plus essentiels et
avoir des incidences, entre autres, sur l’emploi, les moyens de subsistance et la vie
familiale ;
5.
Constate également avec préoccupation que le fossé numérique subsiste sous
de multiples formes, d’un pays à l’autre et au niveau national, entre les hommes et les
femmes, les garçons et les filles, les jeunes et les personnes âgées, ou encore pour les
personnes handicapées, et se rend compte de la nécessité de le combler ;
6.
Est conscient que de nombreux pays du monde entier ont besoin d’un soutien
en matière de développement des infrastructures, de coopération technologique et de
renforcement des capacités, notamment humaines et institutionnelles, pour qu’Internet soit
accessible à un coût abordable et disponible, ce qui permettrait de combler le fossé
numérique, de faire profiter tout un chacun du numérique et d’atteindre les cibles des
objectifs de développement durable ;
7.
Demande instamment aux États de garantir le droit de chacun d’avoir accès,
dans des conditions d’égalité, aux services publics de son pays en utilisant les nouvelles
technologies de communication ainsi que les moyens d’interconnexion, l’innovation
technologique et les solutions organisationnelles au niveau mondial pour répondre au
mieux aux besoins des personnes exposées aux risques que fait courir la pandémie ;
8.
Demande aussi instamment aux États de prendre progressivement des
mesures pour élargir l’accès à Internet, afin que les services publics soient accessibles à
tous, en particulier aux pauvres et à ceux qui sont le plus exposés au risque d’exclusion
sociale, corrigeant ainsi les déséquilibres dans l’accès aux technologies de l’information et
de la communication actuellement disponibles, et garantissant la participation de tous à la
vie publique ;
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A/HRC/43/34.
GE.20-13211