Lutte contre la glorification du nazisme, du néonazisme
et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes
contemporaines de racisme, de discrimination raciale,
de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée
A/RES/77/204
26. Condamne sans réserve tout déni ou tentative de déni de l’Holocauste ainsi
que toute manifestation d’intolérance religieuse, d’incitation à la haine, de
harcèlement ou de violence à l’égard de personnes ou de communautés en raison de
leur appartenance ethnique ou de leurs croyances religieuses ;
27. Affirme son profond attachement au devoir de mémoire et se félicite que
le Rapporteur spécial ait demandé que soient préservés activement les sites où,
pendant l’Holocauste, les nazis avaient installé des camps de la mort, des camps de
concentration, des camps de travail forcé ou des prisons, et ait engagé les États à
prendre des mesures, notamment législatives, répressives et éducatives, pour mettre
fin à toutes les formes de déni de l’Holocauste 15 ;
28. Rappelle les conclusions de la Rapporteuse spéciale selon lesquelles le
révisionnisme et les tentatives de falsification de l’histoire pourraient, dans certains
cas, relever de l’interdiction des discours de haine, au sens de l’alinéa a) de l’article 4
de la Convention, que les États sont tenus de déclarer délits punissables par la loi 16,
et le recrutement de néonazis à la faveur de tentatives de banalisation de leurs
idéologies extrémistes ou de la haine et de l’intolérance raciales, ethniques ou
religieuses pourrait relever de l’alinéa b) de l’article 4 de la Convention ;
29. Engage les États à continuer de prendre toutes les mesures pertinentes en
vue de prévenir et de combattre les discours de haine, notamment sur Internet, et les
actes d’incitation à la violence à l’égard de personnes en situation de vulnérabilité, y
compris l’organisation de réunions et de manifestations violentes, la collecte de fonds
et la participation à d’autres activités ;
30. Se déclare très préoccupée par les tentatives de faire passer des lois
d’interdiction des symboles qui, dans les États, sont associés à la victoire sur le
nazisme ;
31. Se déclare profondément préoccupée face aux tentatives d’exploitation
commerciale par la publicité des souffrances des victimes des crimes de guerr e et des
crimes contre l’humanité commis pendant la Seconde Guerre mondiale par le régime
nazi ;
32. Souligne qu’il est nécessaire de respecter la mémoire et que les pratiques
susmentionnées font injure à la mémoire des innombrables victimes des crimes co ntre
l’humanité commis durant la Seconde Guerre mondiale, en particulier ceux commis
par l’organisation SS et par ceux qui ont lutté contre la coalition antihitlérienne et
collaboré avec le mouvement nazi, et peuvent avoir une influence néfaste sur les
enfants et les jeunes, et que les États qui ne combattent pas effectivement ces
pratiques manquent aux obligations que la Charte des Nations Unies impose aux États
Membres de l’Organisation des Nations Unies, notamment celles liées aux buts et aux
principes de l’Organisation ;
33. Souligne également que toutes ces pratiques peuvent alimenter les formes
contemporaines de racisme, de discrimination raciale, d’antisémitisme, de
discrimination fondée sur la religion ou la conviction, notamment l’islamophobie et
la christianophobie, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée, et contribuer
à la propagation et à la multiplication de divers partis politiques, mouvements et
groupes extrémistes à caractère raciste ou xénophobe, notamment de néonazis et de
skinheads, et appelle à cet égard à une vigilance accrue ;
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A/72/291, par. 91.
A/HRC/38/53, par. 15.
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