A/RES/62/131
développement social, a apporté la vision à long terme de l’action durable et
concertée à engager aux niveaux national et international pour éliminer la pauvreté,
mais que la mise en œuvre des engagements pris par les gouvernements durant la
Décennie n’a pas répondu aux attentes ;
7.
Souligne que les grandes conférences et réunions au sommet organisées
par les Nations Unies, notamment le Sommet du Millénaire, le Sommet mondial de
2005, ainsi que la Conférence internationale sur le financement du développement,
dans le Consensus de Monterrey 7, ont accentué le caractère prioritaire et l’urgence
de l’élimination de la pauvreté dans l’action des Nations Unies en faveur du
développement ;
8.
Souligne également que les politiques d’élimination de la pauvreté
devraient s’attaquer au phénomène en traitant ses causes profondes et structurelles
aussi bien que ses manifestations et que l’équité et la réduction des inégalités
doivent y trouver leur place ;
9.
Souligne en outre que l’équité et le développement social présupposent
l’existence d’un environnement favorable et que, si la croissance économique est
certes indispensable, la persistance des inégalités et la marginalisation empêchent la
croissance large et soutenue indispensable à tout développement solidaire,
humaniste et durable, d’où la nécessité d’associer de manière équilibrée et
complémentaire mesures de croissance et mesures de justice économique et sociale
pour réduire les niveaux de pauvreté en général ;
10. Est consciente de la nécessité de promouvoir le respect de tous les droits
de l’homme et libertés fondamentales en vue de répondre aux besoins sociaux les
plus pressants des gens qui vivent dans la pauvreté, notamment en concevant et
mettant en place des mécanismes appropriés pour renforcer et consolider les
institutions et la gouvernance démocratiques ;
11. Réaffirme l’attachement à l’autonomisation des femmes et à l’égalité des
sexes, ainsi qu’à l’intégration d’une démarche soucieuse de l’égalité des sexes dans
toutes les activités de développement, qu’elle sait décisives pour la réalisation du
développement durable, pour le combat contre la faim, la pauvreté et la maladie et
pour le renforcement des politiques et programmes qui améliorent, assurent et
élargissent la participation des femmes, comme partenaires à part entière, à tous les
aspects de la vie politique, économique, sociale et culturelle, ainsi que pour une
amélioration de leur accès à toutes les ressources dont elles ont besoin pour pouvoir
exercer pleinement tous leurs droits individuels et libertés fondamentales en
éliminant les obstacles tenaces qui subsistent, notamment en assurant l’égalité
d’accès au plein-emploi productif et à un travail décent et en renforçant leur
indépendance économique ;
12. Réaffirme également l’attachement aux stratégies d’emploi et aux
politiques macroéconomiques qui promeuvent activement des possibilités de pleinemploi, librement choisi et productif, y compris pour les plus défavorisés, ainsi
qu’un travail décent pour tous, afin d’allier justice sociale et efficacité économique,
dans le plein respect des principes et droits fondamentaux au travail et dans des
conditions d’équité, d’égalité, de sécurité et de dignité, et réaffirme par ailleurs que
la création d’emplois devrait être incorporée dans les politiques macroéconomiques,
_______________
7
Rapport de la Conférence internationale sur le financement du développement, Monterrey (Mexique),
18-22 mars 2002 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.02.II.A.7), chap. I, résolution 1,
annexe.
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