A/RES/62/131
Prenant note avec satisfaction de la déclaration ministérielle adoptée à l’issue
du débat de haut niveau de la session de fond de 2006 du Conseil économique et
social, sur le thème « Création, aux niveaux national et international, d’un
environnement qui se prête au plein-emploi productif et à un travail décent pour
tous, et son impact sur le développement durable » 5,
Notant qu’avec ses quatre objectifs stratégiques, le programme sur un travail
décent de l’Organisation internationale du Travail est un instrument important pour
parvenir à l’objectif du plein-emploi productif et d’un travail décent pour tous,
Soulignant qu’il convient d’accentuer le rôle de la Commission du
développement social dans le suivi et l’examen du Sommet mondial pour le
développement social et des conclusions de sa vingt-quatrième session
extraordinaire,
Consciente qu’une approche axée sur l’être humain doit être au cœur du
développement économique et social,
1.
Prend acte du rapport du Secrétaire général 6 ;
2.
Se félicite que les gouvernements aient réaffirmé leur ferme volonté de
poursuivre la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d’action de
Copenhague sur le développement social1, en particulier d’éliminer la pauvreté, de
promouvoir le plein-emploi productif et de favoriser l’intégration sociale pour
édifier des sociétés stables, sûres et justes pour tous ;
3.
Considère que le respect des engagements pris à Copenhague et la
réalisation des objectifs de développement convenus au niveau international,
notamment ceux du Millénaire, se renforcent mutuellement et que les engagements
de Copenhague sont indispensables à une approche du développement cohérente et
humaniste ;
4.
Réaffirme que la Commission du développement social conserve la
responsabilité première du suivi et de l’examen du Sommet mondial pour le
développement social, ainsi que des conclusions de la vingt-quatrième session
extraordinaire, et qu’elle représente, au sein des Nations Unies, la principale
instance permettant d’intensifier le dialogue mondial sur les questions de
développement social, et engage les États Membres, les institutions spécialisées,
fonds et programmes compétents des Nations Unies et la société civile à accroître
leur appui à ses travaux ;
5.
Considère que la conception globale du développement social affirmée
au Sommet mondial pour le développement social et à sa vingt-quatrième session
extraordinaire s’est trouvée affaiblie dans l’élaboration des politiques nationales et
internationales et que, tout en gardant l’élimination de la pauvreté au cœur de
l’action et du discours sur le chapitre du développement, il conviendrait de faire une
place plus grande aux autres engagements pris au Sommet, en particulier pour
l’emploi et pour l’intégration sociale, qui ont également pâti d’une déconnexion
générale entre l’économique et le social dans la définition des politiques publiques ;
6.
Considère également que la première Décennie des Nations Unies pour
l’élimination de la pauvreté (1997-2006), lancée après le Sommet mondial pour le
_______________
5
Voir Documents officiels de l’Assemblée générale, soixante et unième session, Supplément no 3
(A/61/3/Rev.1), chap. III, par. 50.
6
A/62/122.
2